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Parodie
’Oh, Dis, Eh !’
par Jarod (Xavier Arnaudin)
Article du 10 décembre 2003

Le Subespace était le forum francophone de Star Trek, (il a disparu à la fin de l’été 2003).

Fin janvier 2003 un membre du forum à ouvert le FPAC (Free Posting Artistiquement Constructif), lieu de libre expression dont les posts ne devaient pas obligatoirement avoir de sens (contrairement au reste du forum).

Chacun pouvait laisser libre cours à ses délires. Jarod (alias Xavier Arnaudin) s’est vite emparé du FPAC (au point d’en devenir le président) et a posté toute sorte de textes sans queue ni tête, franchement délirants, et parfois drôles.

Un jour en écoutant Odyssée sur France Inter, il s’est dit : "Tiens ça pourrait être amusant d’écrire (et d’inventer) des textes pour le FPAC en utilisant les questions qui sont posées dans Odyssée et en y répondant à ma façon".

Ainsi le 10 février 2003 était publié le premier des Oh Dis Eh ! il y en eu une vingtaine jusqu’en juin. En voici une sélection faite par l’auteur lui-même.


Qu’est ce que tout le monde à contre les gauchers ?

Cette fois ci c’est personnel. Ce n’est pas difficile de savoir ce que tout le monde à contre les gauchistes, dans un pays où la droite est majoritaire partout, et où le petit Nicolas, ministre de l’intérieur, fait régner la loi, et où JPR, premier ministre, refuse le débat à l’Assemblée nationale et sort son 49.3 plus vite que l’inspecteur Harry ne sort son 357 magnum, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi il ne fait pas bon être gauchiste, et... pardon, ce n’est pas gauchiste mais gaucher, au temps pour moi, je reprends. Pouf, pouf.

Cette fois ci c’est personnel. Gaucher moi-même j’ai toujours vécu dans un monde où les droitier font la loi, ciseaux pour droitier, piano pour droitier, et même tasse pour droitier avec anse du mauvais côté (seul les gauchers peuvent me comprendre). Et pourquoi, parce qu’ils sont tous jaloux. Ils savent que notre main gauche c’est de l’or. La main gauche est la main du coeur, le coeur sur la main, la main faite pour l’amour. Nos caresses sont bien meilleures que les leurs, plus douces, plus sensuelles. Quand ils nous voient arriver ils tremblent de voir leurs femmes partir avec nous (où leur hommes si ce sont des gauchères, ça cette qualité ne fait pas de misogynie) alors ils inventent toutes sortes d’obstacles, d’objets qui nous compliquent la vie, qui nous ralentissent dans notre progression. Nous passons alors pour des idiots, patauds, balourds, et nous n’attirons que les rires et les quolibets. Tout penaud nous repartons, la tête basse, et pleine d’idée de vengeance.

Car un jour nous nous vengerons, tous les gauchers du monde se donneront la main, et ils feront la révolution. Ils inverseront les poignées de porte, changerons la place de la queue des casseroles, inverseront le sens des tire-bouchons, les droitiers se réveilleront dans un monde où il n’auront plus leur place. Les gauchers prendrons le pouvoir, ce jour là sera le plus grand jour de l’histoire du monde. Tremblez droitiers, le nouveau monde des gauchers est en route. Non que font ces hommes en blouse blanche dans mon bureau, laissez moi, je ne veux pas mettre la chemise avec les bras dans le dos, lâchez moi, les gauchers vaincronnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnt


Où vont les cigognes ?

Chouette un sujet zoologique, ce que je préfère. Avant de répondre à la question, laissez moi en poser une autre, et y répondre. Qui sont les cigognes ?

Les cigognes sont des oiseaux échassiers, au long cou emmanché d’un long bec (à moins que ce soit le contraire, il faudrait que je relise La Fontaine), de la même famille que les Tapons (Héron, Héron, petit pas Tapon), pardon les Hérons, ou encore les Flamants Roses (qui ne sont pas des belges gays, mais des oiseaux avec de grosses c***les mais qu’avec les plumes on voit pas, ce n’est pas de moi, mais une des très nombreuse brève de comptoir de JM Gourio, il faudrait que je parle un jour des brèves de comptoir, mais ce n’est pas le sujet, le sujet c’est à dire les cigognes).

Les cigognes contrairement à la plupart des oiseaux, qui rappelons le sont des cons (encore une fois ce n’est pas de moi mais de Chaval, je ne suis pas aussi vulgaire moi) donc, la cigogne est un oiseau utile. Il a deux utilités principale : Un intérêt touristique pour Strasbourg où elle aime à nicher sur les cheminée et ainsi attirer les touristes. Un intérêt démographique puisqu’elle se charge depuis la nuit des temps de livrer les bébés aux heureuses familles. Certains diront (c’est marrant il y en a toujours certain pour dire, ils peuvent pas s’empêcher de dire, c’est maladif chez eux) qu’elles ont une troisième fonction, celle de poupée. J’aurais préféré ne pas aborder ce point, mais puisque certain ont dit, ah je vous jure. C’est vrai que certaine servent de poupée, essentiellement en Russie, mais seulement celle qui sont atteinte d’une tare orthographique qui en fait de gigognes. Triste sort pour elle.

Enfin la réponse à La question. Où vont les cigognes ? Suivant leur activité les cigognes se rendent dans des endroits différents. Les premières, qui trônent sur les cheminée strasbourgeoise ne bougent pas. Sous la double action de l’office du tourisme et des cheminée. En effet bien qu’elles soient utiles, les cigognes sont des oiseaux et donc comme dit par Chaval et pas par moi plus haut elles sont connes, ce qui fait que après avoir passé quelques temps sur leur cheminée elle se réveille un matin sans pattes, brûlées qu’elles ont été. Incapable d’aller nulle part sans subir les quolibets des autres animaux, elles restent sur place, où les employés de l’office du tourisme les alimente gentiment de bretzels (comme un certain président des USA, mais il faut croire que les cigognes sont plus intelligentes que lui malgré leur condition de volatile, puisqu’aucune ne s’est jamais étouffées jusqu’à présent).

Les secondes, celles qui livrent les bébés, une fois leur devoir accompli, se rendent au bar du coin, où elles aiment s’installer au comptoir et boire des alcool fort jusqu’à en rouler sous la table. Je le sais j’ai vu un documentaire de la Warner montrant une cigogne complètement cuite livrer par mégarde un chat à un couple de souris, où était-ce un éléphant (si quelqu’un pouvait me renseigner à ce sujet, je crois bien que le film était signé du grand Chuck Jones, mais de ça aussi je ne suis pas sur). Sur ce sujet, de l’éthylisme des cigognes, j’ai une anecdote que je tiens d’un ami basque, qui aurait vu une cigogne saoule, tenter de s’accoupler avec un berger basque, autre animal à échasse, mais au cou court et à béret basque. Il ne m’a pas précisé si elle y était arrivé, et si oui ce que donna l’accouplement.

Et les troisièmes disent les mêmes certain que tout à l’heure. Je l’ai déjà dit, elles vont en Russie.


Qu’est-ce qu’un auteur supposé ?

Un auteur supposé, c’est un auteur qui a su se posé comme auteur, et dont en lisant le nom sur la couverture d’un livre, on suppose que c’est un auteur, sans en avoir la preuve. Si l’on va plus loin, et qu’on lit le livre en question, il n’est plus de doute, et la preuve nous est donnée que contrairement à ce que l’on supposait ce n’est pas un auteur, et que le seul talent qu’il ait eu, cet auteur supposé, c’est de se poser un peu là. Ai-je été clair ? Je n’en suis pas sur. Un exemple me permettra de l’être plus, clair. J’espère.

Il y a longtemps, mais pas dans une galaxie éloigné, puisque ça se passe en France, la littérature traversa un âge d’or, Hugo, Flaubert, Balzac, Dumas (Alexandre, pas Roland), Maupassant... Ces grands noms s’inscrivirent pour longtemps au fronton du génie littéraire (et feront pendant plus longtemps encore suer les collégiens et lycéens qui devront lire leurs ?uvres sur les bancs de l’école). A la même époque, dans l’ombre de ces géants ?uvrant pour la postérité à construire une ?uvre (et être publié dans la Pléiade, ces livres que l’on ouvre jamais mais qui font bien dans la bibliothèque), un homme tentait de les égaler, et écrivait bon an, mal an, une dizaine de livre. Son nom, que tout le monde a oublié, sauf moi bien sur, Alfred Amédée Arnaud Alain Lodroze.

Sa production importante par la quantité, l’était moins par la qualité, finissait invariablement dans un coin sombre des libraires qui les acceptaient, et elles étaient peu nombreuses. Cependant, Alfred Amédée Arnaud Alain Lodroze avait un admirateur. Un seul, certes, mais quel admirateur. Des qu’il savait qu’un nouvel ouvrage de son écrivain préféré sortait, il se précipitait dans sa librairie préférée (un peu comme les hordes de gamins qui vont prendre d’assaut les rayons de leur revendeur quand sortira le nouvel Harry Potter). Bernard Benoît Baptiste Bruno Relequin, car c’était son nom, poussait avec force la porte de son libraire en criant "Je veux le dernier roman à Lodroze, c’est pour la collection à Relequin". Et il repartait comme il était venu, son livre sous le bras, jusqu’a la prochaine livraison.

Bien des années plus tard, bien après la mort de Bernard Benoît Baptiste Bruno Relequin et de Alfred Amédée Arnaud Alain Lodroze, le fils du libraire, qui avait repris l’affaire de son père, et qui pendant des années avait assisté au spectacle décris plus avant, se demanda à voix haute : "Tiens, ça fait longtemps que l’on n’a pas eu de roman à l’eau de rose pour la collection Arlequin." Un éditeur et Barbara Cartland qui passaient par là, comme par hasard, à ce moment là, se regardèrent et firent fortune.

Aujourd’hui, quand on se balade dans une librairie, et que l’on tombe sur un roman à l’eau de rose de la collection Arlequin, on peut être sur que le nom sur la couverture est celui d’un auteur supposé, dont la supposition ne résistera pas à la lecture, et nous non plus.

Attention, on rencontre des auteurs supposés sur d’autres couvertures que celles de la collection Arlequin, le meilleur exemple étant Alexandre Jardin. Méfiez vous.


Qui a écrit la Bible ?

Moi.

Non je ne vais pas vous refaire le coup de mercredi, et répondre par un seul mot, et me justifer par la suite. Ce moi, est un clin d’oeil à ceux qui suivent le FPAC de près, de trés prés puisque la référence est juste dans mon dernier post. Revenons au sujet et soyons sérieux.

La Bible, livre saint des chrétiens, ne porte aucun nom d’auteur sur sa couverture. Cela pourrait laissé penser qu’il s’est écrit lui même, et dans ce cas là il faut qu’on me donne le secret parce que c’est du boulot d’écrire, même des bêtises comme je le fais depuis la semaine dernière. D’après mes sources, il n’en est rien, jamais aucun livre ne s’écrit tout seul, malgré ce que peut croire Paul-Loup Sulitzer en voyant sortir des livres portant son nom sans qu’il n’ait eu à écrire une seule ligne.

Donc si ce livre ne s’est pas écrit seul, qui l’a fait ? Il est bon que je pose cette question, ça prouve que je n’ai pas perdu de vue le but de cette chronique. Il serrait normal de penser que c’est Dieu en personne qui en est l’auteur (c’est vrai que ça lui fait une super bonne publicité, et comme on est jamais aussi bien servi que par soi même). D’après d’autres sources (c’est fou ce que j’ai comme sources, je me sens un peu comme un grand fleuve, je suis la Loire) cette hypothèse aurait été formulée il y a bien longtemps, mais démentie par God himself, qui a beaucoup de défauts mais qui n’aime pas se faire mousser pour rien, et se serais fendu d’un communiqué de presse disant en substance (je suis désolé de ne pas le citer mots pour mots mais il date un peu et de traduction en traduction il s’est un peu dénaturé) "Dieu tiens à faire savoir qu’Il n’est pas l’auteur de la Bible, bien que cette idée se soit répandue dans les milieux autorisée. Il tient à ajouter qu’Il trouve le travail fourni par l’auteur excellent, et qu’Il en recommande la lecture."

Le mystère reste encore à ce jour entier. De nombreuses hypothèse ont couru sur les auteurs putatifs du Livre Saint, mais aucune n’a pu être vérifiée.

Grâce à une dernière source (je vais finir par me noyer sous toutes ces sources) m’apporta sans le vouloir la réponse qui me paraît la plus plausible. Elle m’affirma que Dieu n’existait pas. Devant cette affirmation je me suis mis à penser que si Dieu n’existe pas, tout ce qui est raconté dans la Bible n’est que mensonge, jolis mensonges, belles histoires, sacré délires. Une publicité pour quelque chose qui n’existe pas. Un truc inutile, mais sommes toute pas si désagréable à libre. Un FPAC quoi. Le premier FPAC de toute l’Histoire. Et par voie de conséquence son auteur était le premier fpaceur de l’Histoire. Ce qui rends mon premier mot, ma première réponse, pas si idiote que ça, tant je me sens ces temps ci le seul et unique fpaceur du monde.


Qu’est-ce qu’une presse universitaire ?

Les universités, crées par Mr. Univers il y a très longtemps (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ni les moins de 30, 40, 50, 60, 70,80 et même 90 ans, à la rigueur les plus de 100 ans pourrait s’en souvenir, mais le problème c’est qu’à cet âge là la mémoire n’est plus ce qu’elle était et les souvenirs s’envolent) avaient pour mission (et ça l’est toujours) de fabriquer l’élite intellectuelle de la nation (je sais de quoi que je cause j’en sors). Pour ce faire elles ont été doté d’un outil tout à fait ingénieux puisqu’à l’instar des meilleurs shampooings il est deux-en-un : la presse universitaire.

Le premier usage de cette presse est d’éliminer ceux qui ne sont pas fait pour l’université en les broyant impitoyablement entre ses mâchoires voraces pour qu’il n’en reste rien d’autre qu’une bouillie, un tas informe de chairs sanguinolantes.

Le second emploi est moins barbare, moins gore. Tout comme un presse purée sert à faire de la purée, la presse universitaire fait des universitaires. Elle fait passer les étudiants par des trous, des filtres, des tamis, elle les calibre, formate, les fait rentrer dans le moule du parfait universitaire qui’ pense comme il faut, réfléchit juste ce qu’il faut pour être prêt à recracher ce qu’il a appris à une nouvelle génération d’étudiant qui seront pendus à leur lèvres, éblouis par tant de savoir, et donc prêt à passer à leur tour entre les mâchoires de la presse universitaire.


Qu’est-ce que la communication non-verbale ?

Avant que l’homme ne développe un langage verbal, à l’ère préhistorique, la communication se passait par borborygme du style arrggh, grpmh, slurp, grrr, zzzzz, houba-houba hop (non ça c’est le Marsupilami, désolé). Selon certain témoins la communication n’était pas très claire, beaucoup de confusions et de quiproquo avaient lieu se qui conduisait à de gros coup de massue sur la gueule. C’est après un mal de tête carabiné qu’il fut décidé de passer au niveau supérieur et créer le langage.

Aujourd’hui encore certain utilisent encore aujourd’hui une forme de communication basée sur des sons non verbaux, en France nous avons comme exemple Michel Rocard que personne ne comprends depuis près de dix ans, Krazuky qui nous à quittés il y peu, Alain de Greef qui en dehors d’un défaut de prononciation aggravé savait au moins faire de la bonne télé. Il est a noté que nous sommes tous pris de l’affection dont les cas décrit souffrent quand nous approchons trop près d’un nouveau né, nous perdons alors tout contrôle sur nos paroles et émettons de gouzi-gouzi, areuh, et autres.

En dehors de ce type de communication qui reste sur un plan sonore il existe un langage gestuel très développé mais il m’est avec toute la volonté du monde très dur de vous en donner des exemples par écrit à moins de me lancer dans des descriptions longue et fastidieuses qui plomberait grandement cet exposé déjà peu passionnant, si vous ne me croyais pas voici à quoi ça ressemble : l’interlocuteur tend la main devant lui, il en referme tous les doigts pour formé un poing, mais omet de replier son majeur qu’il laisse tendu ostensiblement, et l’agite devant son visage en direction de son interlocuteur, qui peut lui répondre en tendant le bras, la main opposée vient se placer au niveau du creux du coude, alors le bras tendu se replie à moitié, pour renforcer l’effet il peut tirer la langue. Vous voyez c’est mortel.

Enfin quand on ne parle pas, il est toujours possible d’écrire, comme je viens de la faire, mais je doute que ce soit dans ce cas une vrai forme de communication.


A quoi reconnaît-on qu’on se fait manipuler ?

La manipulation a toujours été très active de la plus haute antiquité (voyons, hier c’était mercredi 12, donc l’antiquité c’était il y a environ très longtemps) à nos jours (hier c’était le mercredi 12, donc de nous jours c’est le jeudi 13, c’est mieux que le vendredi 13). Dans les villes de grande solitude, moi le passant bien protégé, par deux mille ans de servitude et quelques clous sur la chaussée (je sais c’est du Michel Sardou, et ça fait forcément bizarre de trouver du Sardou sur un forum ST, que voulez-vous il m’arrive parfois d’avoir des renvois, et des références culturelles de mon enfance que je croyais depuis longtemps perdues au fond de mon cerveau dérangé, il faut croire que à force de l’agiter dans tous les sens pour y chercher des choses à raconter dans mes FPAC j’ai fini par les faire remonter, y a des souvenirs quand on les jette qui reviennent sans faute dans les mots de tête, tiens ce coup ci c’est Eddy Mitchell, c’est mieux, enfin pour moi c’est mieux, je préfère Mitchell à Sardou, ce n’est que mon goût personnel, si ça se trouve vous n’aimez ni l’un ni l’autre, et j’espère que vous me pardonnerez, et encore vous avez de la chance que je ne me sois pas secouer plus énergiquement les méninges j’aurais pu faire revenir sur le devant de ma scène mentale Chantal Goya, voire en me retournant le cervelet me transformer en Pascal Sevran (au secours !!!) et promouvoir des chanteurs Six pieds sous terre (tous les samedis sur Canal +, à voir en VO c’est mieux) ou sur le point de passer l’arme à gauche, le tout dans un décor rose bonbon, ce qui changerait des teintes grise, bleue et jaune très classes dans lesquelles nous évoluons sur le forum, rassurez vous je n’en suis pas encore là, et il suffit que je me tape le crâne une ou deux fois sur mon bureau pour qu’il en jaillisse des idées, et un peu de sang, on a rien sans rien, et l’on de fait pas de FPAC sans se casser la tête (au sens propre et figuré), je tiens tout de même à préciser pour ceux de mes fans (il y en a je le sais) que jusqu’à présent je ne me suis jamais blessé trop grièvement, juste des blessures légères, et rien de pire que celles que peuvent m’infliger mes élèves lorsque je leur distribue des sanctions qu’ils trouvent (toujours) injustifiée, c’est plus féroce que l’on pense un élève de cinquième (je n’ose pas parler des ceux de quatrième) ils développent une force considérable pour des adultes miniatures, j’en ai vu certain capable de soulever le double de leur poids, alors moi et mes misérables 70 kilos je ne fais pas le poids, vous pensez bien, heureusement j’ai des moyens de me défendre, une arme redoutable la colle du mercredi après-midi, ou pire du samedi matin, ils tremblent comme des feuilles rien qu’en m’attendant brandir cette menace, il faut pas me chercher moi)

Bon normalement là vous devriez vous être rendu compte que vous avez été manipulé, vous pensiez que je vous parlerais de la manipulation au travers des âges, et en fait non, vous avez lu un texte sans sens, avec une parenthèse interminable, et constituée d’une seule phrase, ce qui à du provoquer des évanouissements chez certains, le FPAC peut être sournois.


Comment avez-vous choisi de mourir ?

La question est épineuse. Si j’avais le choix, vraiment le choix, je déciderais de ne pas mourir. Avec l’option jeunesse éternelle. C’est vrai que c’est assez injuste de devoir vieillir, perdre ses capacités physique , et intellectuelle (en plus des ses cheveux), sombrer petit à petit dans la sénilité, voir ses jeunes années loin derrière soi. Mais bon ce n’est pas le sujet.

Encore que ce n’est pas ça qui me fait peur, ne pas traiter un sujet ça ne serait pas la première fois. Ce qui me fait peur ce n’est pas de mourir non plus, même si je n’en ai pas envie. En tout cas pas en ce moment, bien sur il y a des périodes où le cafard est tel que l’envie de mourir peut se faire sentir, alors gaz, corde et poison deviennent des idées récurrentes (je ne conseille à personne de tenter de se suicider en mettant la tête dans le four si celui ci n’est pas au gaz, tout ce que vous gagnerez c’est un coup de soleil carabiné)

Bon mais comment je voudrais mourir ? Parce que même si je veux rester le sujet, j’aurais beaucoup de mal à dire comment [s]vous[/s] avez choisi de mourir (vous pouvez me faire part de vos idées morbides quand vous voulez), je n’en sais fichtre rien, donc pour changer je vais parler de moi, et vous dire comment je souhaiterais mourir. Il y a l’option mourir en héros, en sauvant le chat de la voisine qui est coincé dan l’arbre. Je n’ai pas vraiment une âme héroïque, pas lâche non plus, juste entre les deux.

Il y a aussi l’option mort violente dans un accident de la route. Étant non violent ça ne me plaît pas trop, et puis je n’aimerais pas trop que mon visage d’apollon soit défiguré. Il y a bien l’option mort après une longue maladie. Pas top non plus, tant qu’a faire j’aimerais mourir en bonne santé, juste pour une question de confort, et puis je suis hypocondriaque ça ne me plairait pas trop d’avoir une vrai maladie grave.

Au final il n’y a pas d’option valable, mais comme je sais que je ne peux pas vivre éternellement, je choisirais une nouvelle option, mourir de rire. Ça serait bien dans l’esprit du FPAC.


A quoi servent les jours fériés ?

Dans le monde où nous vivons, l’homme moderne, et son chien Pitou (toute ressemblance entre l’homme moderne et l’auteur ce ces lignes n’est absolument pas fortuite, en revanche le chien Pitou est une pure invention, sortie tout droit de mon imagination qui a repris du service il y a peu comme certains auront pu s’en rendre compte, ma cadence étant passée à 2 FPAC par jours en moyenne depuis lundi, bon je triche un peu puisque l’un des deux FPAC n’est que l’exhumation d’anciens écrits, mais bon le résultat est là, et Pitou sort donc du néant juste parce que je trouve que ça fait joli, pour ma part je n’ai pas de chien, et je préfère les chats) l’homme moderne (aucun rapport avec le catalogue d’objets indispensables comme le coupe poils du nez, l’horloge qui sonne les heures avec des chants d’oiseaux, et autres merveilles de la technologie moderne) et son chien Pitou, disais-je, pris dans la folie du monde tout aussi moderne sont obligés, surtout l’homme moderne, le chien Pitou lui se la coule douce, de travailler pour payer le loyer, l’électricité, l’eau, les impôts, et le canigou essentiel. L’univers aliénant du travail les brise inexorablement, enfin le chien Pitou passe ses journées à se courir après la queue.

Abruti, épuisé, l’homme moderne n’a que peu d’occasion de sortir de son univers de torture.

Bien sur il y a les vacances, fort nombreuse s’il a la chance de travailler pour l’éducation nationale (en gros 4 mois tout compris mais finalement vite écoulées). Il y a aussi les 35 heures qui lui permettent de partir en week end le vendredi à midi pour revenir le mardi matin (certes le week end est presque plus long que la semaine de travail, mais un week end c’est forcément trop court)

Heureusement il existe les jours fériés. Véritable bénédiction pour l’honnête travailleur qu’est l’homme moderne, son chien Pitou s’il n’est pas malhonnête n’est pas vraiment travailleur, à moins que bouffer les fauteuil soit un boulot. Tout d’abord ils viennent supprimer une journée de travail ce qui n’est pas négligeable. Mais en plus selon leur position dans la semaine ils servent à bâtir les plus beaux ponts de la création, véritables petites vacances cadeau, d’autant plus appréciables par leur caractère bonus. Grâce à eux, l’homme moderne peut souffler un bon coup, passer ses journées à promener son chien Pitou, et le caresser en regardant les films de série Z que lui offre la télé ces jours là.


Le lait est-il dangereux ?

Il ne peut y avoir la moindre hésitation quand à la réponse à cette question : Oui. Un oui franc et massif. Il suffit de jeter un ?il sur les programmes qui sont diffusé sur la chaîne de M. Le Lay pour se rendre compte des dangers que l’on encourt en les regardant à haute dose.

Ces Nice People au QI d’une huître qui s’abrutissent et nous abrutissent dans leur villa. La Star Ac’ qui érige comme canon musicaux les vociférations d’une bande de sous doué du chant. Y a que la vérité qui compte où le voyeurisme le plus bas se combine avec le duo d’animateur le plus c*n du PAF. Greg le millionnaire ou comment prendre les femmes pour des salopes vénales. Et je ne parle pas des séries qui sont massacrés par les ciseaux bien affûtés de la censure. Comment après un tel constat ne pas reconnaître Le Lay comme un grand danger de l’humanité.

Pardon, je me serais trompé de cible, ce n’est pas Le Lay mais le lait. Au temps pour moi. Je reprends.

Il ne faut pas sortir de polytechnique pour répondre à cette question. Bien sur que le lait est dangereux.

Tout le monde sait qu’il n’est pas de meilleur lait que celui qui sort tout chaud du pis de la vache. Mais vous rendez vous compte du risque que l’on prend à venir téter la vache qui peut à tout moment s’asseoir et vous écraser la face. Et ceux plus malin qui prendrait la précaution de traire la vache, ce geste qu’ils emploient ne ressemble-t-il pas a celui de la masturbation qui c’est bien connu rend sourd ? Ils risquent eux aussi de perdre l’audition. Le lait en boite n’est pas plus sur. Qui ne s’est pas retrouvé douché au lait après avoir tenté d’ouvrir une boite qui leur a explosé entre les mains. Je ne parlerais pas du lait qui déborde de la casserole, le lait qui tourne, le lait caillé.


Pourquoi y a-t-il 60 minutes dans une heure ?

Avant de répondre à cette question un peu d’histoire. Il y très longtemps l’Homme ne mesurait pas le temps qui passe. Il voyait bien le soleil se lever et se coucher, les saisons qui se succédaient, mais en dehors de ça rien. Il ne s’inquiétait pas d’arriver en retard au bureau ou chez le dentiste, il ne pouvait dire depuis combien de temps il attendait le plombier, ou son rendez-vous à la sortie du métro. Il était heureux, il chassait le mammouth, gambadait joyeusement dans les vertes prairies, et pouvait faire ce qu’il voulait de son temps, puisqu’il ne savait pas ce que c’est de le perdre.

Vint le temps de la civilisation. Et ses malheurs commencèrent. Les patrons lui firent rentrer de force dans le crâne qu’il ne pouvait pas rester à faire l’amour toute la journée dans l’herbe fraîche, qu’il n’était pas une bête, et qu’il fallait qu’il travaille. Les mêmes patrons décrétèrent que le temps c’était de l’argent, et dans le même mouvement inventèrent le cadran solaire.

Cette première façon de mesurer le temps avait de nombreux avantages, d’abord pas besoin de remonter le mécanisme ou de changer les piles (belle économie) et puis ce n’était très précis ce qui permettait aux patrons de ne pas payer les heures sup’ en jouant sur l’approximation des données du cadran. Bien sur un des inconvénient majeur était qu’en l’absence de soleil, les mois d’hiver par exemple il devenaient plus difficile de se servir du cadran. Mais ce n’est pas pour cela que fut inventé la montre.

C’est un jeune ouvrier, Jonathan Perdu, lassé d’être exploité par les usines Messier-Seillières (déjà) qui refusaient toujours de passer à un moyen de mesure plus efficace du temps pour les raisons évoqués plus avant, se lança à ses heures perdue (qui étaient rare à l’époque, il n’était pas encore aux 35 heures, et l’aurait-il été que ces heures auraient duré 120 minutes) dans la fabrication de la première montre.

Ces connaissances en mécaniques lui permirent de mettre rapidement au point un prototype et après des années de lutte syndicales fit ployer les patrons pour en imposer l’utilisation dans un premier temps dans les usines puis par effet de contagion partout dans le monde.

Seulement si Jonathan était un génie en mécanique, n’ayant pas été à l’école (car employé en usine des son plus jeune âge) sa maîtrise des mathématiques laissait à désirer, et il ne savait pas compter plus loin que 60. Le résultat en fut que son premier prototype n’était pourvu que d’un cadran comptant 60 minutes. Comme il refusa de le changer lors de sa mise en fabrication en série, il fut convenu des lors que une heure compterait 60 minutes, et pas 100 comme le voulait le patronat. Une autre victoire pour les ouvriers.


Êtes-vous pour ou contre la version originale ?

Pour.

Ah vous attendiez plus. Je sais que je vous ai habitué à de longs textes, de belles envolées sinon lyriques, du moins "déliriques", mais là, je suis obligé de faire court. La question appelait une réponse courte. Pour ou contre. Question fermée, réponse fermée. Si la question avait été : Est-ce que les oiseaux sont des cons ? (ceux qui suivent les FPAC connaissent la réponse qui est) Oui, et je n’en aurais pas fait plus.

Ce n’est pas drôle, mais c’estcommeça. Il faut faire attention quand on pose une question. Si on veut que je m’en donne à coeur joie, et produire un texte de qualité, plein de fraîcheur et de bonne humeur, il faut poser des questions ouvertes. Ouvertes sur l’inconnu, la fantaisie, les approximations pointues, les départ en fanfare, les dérapages contrôlés, bref tout ce qui fait un bon FPAC.

Donc posez moi des questions du type : pourquoi les vaches elles ont des cornes et les chevaux y-z-en ont pas ? Quelles est la différence entre un martien et un vénusien ? Qui a inventé le pain pour saucer ? Où vont les nuages ? Quand je ferme mon frigo, est-ce que la lumière continue à briller ? (il est bien évident que je ne répondrais pas à ces questions*, si par contre elles vous inspirent, je vous en pris allez y, lâchez vous) Je veux bien faire un effort pour vous faire plaisir, et développer un peu ma pensée, très limitée il est vrai, un seul mot d’ailleurs est-ce que c’est vraiment une pensée ? (encore une question sans réponse, et qui n’en attends pas, donc répondez-y en FPAC)

Donc si je suis pour la version originale, c’est parce que sans elle il n’y aurait pas de copie. Il faut toujours un original (comme moi, fier d’être original) pour que les copistes et les plagiaires (comme moi, d’une certaine façon je suis aussi un plagiaire, puisque depuis lundi 10 je pique mes idées chez Martin Winckler (qui il est bon de le dire est le seul responsable après Dieu (qui n’avait rien à faire ce jour là, c’est vrai il n’est pas facile le boulot de Dieu, il s’ennuie beaucoup) de ces délires qui ne savent pas où ils vont, et qui ouvrent des parenthèses sans savoir si ils vont bien toutes les fermer)). Et voilà. Je dis "et voilà", parce que je ne sais plus où j’en étais, et je préfère clore mon propos d’un habile et voilà, en espérant que les lecteurs n’y verront que du feu, perdu qu’ils sont aussi tout aussi perdu, et par le fait heureux de se raccrocher à un "et voilà" salutaire.

Je n’en dirai pas plus, je trouve que j’en ai déjà trop dit.

Jarod (aka Xavier Arnaudin)
www.leflt.com/lte

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