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Implant ou DIU : que choisir ? (Contraception : Questions/Réponses 81)
Article du 2 août 2006

Les sujets abordés cette semaine :
- Implant ou DIU : que choisir ?
- Trois questions sur la contraception
- Comment l’implant et le DIU agissent-ils ?
- Comment ne plus avoir de règles avec un anneau vaginal ?
- La contraception du lendemain équivaut-elle à un avortement ?
- Contraception après AVC transitoire
- Implant contraceptif : généralités


- Implant ou DIU : que choisir ?

Ma fille a accouché le 9 mai par césarienne. Son gynécologue lui a parlé de l’implant mais celui-ci n’étant pas remboursé et assez cher, ma fille s’est tournée vers le DIU, qu’elle devait se faire placer aujourd’hui. Mais elle a demandé à son gynéco de la laisser réfléchir encore, son compagnon n’étant pas trop d’accord pour un DIU.
Le gynécologue a mal pris cette décision, prétextant que seul l’avis de ma fille comptait dans le choix de la contraception et d’un ton assez sec lui a dit qu’elle avait tort de se laisser influencer par son compagnon. Sur ses propos assez secs, ma fille a préféré quitter son cabinet.

Je précise que ce même gynécologue a incité ma fille à ne pas avorter alors qu’elle était en période légale pour le faire, certes limite mais encore possible (ma fille est tombée enceinte sous pilule, mais l’ayant oublié à plusieurs reprises non consécutives d’où son choix de se porter sur l’implant au départ) et là, ce n’était pas vraiment le choix de ma fille.
J’ai lu sur votre site, que le DIU ne se posait que deux mois après une césarienne, or ce gynéco devait lui poser aujourd’hui, 1 mois et 20 jours après la césarienne. N’était-ce pas trop tôt ?

Au sujet de l’implant, est-il préférable d’essayer la pilule Cérazette (qui a les mêmes composants) et pendant combien de temps, avant de poser l’implant, ce qui permettrait de savoir si elle supporterait cet implant ?
Pour l’instant, ma fille prend la pilule
Microval que lui a prescrit la maternité pour un an après accouchement mais elle (ma fille) a lu sur un magazine qu’elle était cancérigène. Qu’en est-il exactement par rapport aux autres pilules ?
N.

Je réponds à vos questions point par point.

1° sauf erreur de ma part, l’implant est remboursé au moins à 65%. (et entièrement quand on a une mutuelle)

2° On pose habituellement un DIU 2 mois après une césarienne, mais on peut le poser plus tôt. 1 mois et 20 jours ça va.

3° L’avis de son compagnon compte. Un gynéco qui ne peut pas rassurer le compagnon sur le DIU, c’est quelqu’un qui manque de sensibilité. Le compagnon de votre fille a sûrement des raisons de craindre le DIU. Si je peux les éclairer et les rassurer, qu’ils n’hésitent pas à m’écrire.

4° on peut effectivement prendre Cérazette avant de poser un implant, mais la tolérance de l’une n’est pas prédictive de la tolérance de l’autre (ce serait trop simple). En revanche, Cérazette sera plus sûre que Microval en attendant que votre fille choisisse une autre méthode.

5° aucune pilule (je dis bien aucune) n’est cancérigène. Même chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein, la fréquence des cancers du sein à 45 ans chez les utilisatrices de pilule est la même que chez les non-utilisatrices. Ce qui me préoccuperait le plus aujourd’hui, ce serait une grossesse inopinée.

Donc, à mon avis,
- qu’elle se fasse prescrire Cérazette immédiatement à la place de Microval (pour être tranquille)
- qu’elle aille voir un autre médecin avec son ami pour qu’il leur parle du DIU en termes non terroristes et rassurants
- qu’elle choisisse ensuite, implant ou DIU, en fonction de leurs désirs à tous les deux. Et, encore une fois, l’implant est remboursé... Comme vous pourrez le lire ci-dessous.

http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/m3515443/medicaments/implanon/detail.html



- Trois questions sur la contraception

Nous consultons tous les deux régulièrement votre site, en particulier les informations et conseils pratiques sur la contraception (conseils que nous suivons et apprécions). Suite à nos lectures, nous avons plusieurs questions à vous poser, de la plus "pratique" à la plus "théorique" :


- Dans votre page "Oui ! On peut prendre la pilule sans interruption", vous conseillez de prendre la pilule en continu, en particulier si elle est monophasée - ce qui est mon cas puisque j’utilise Minidril. Mais, à plusieurs reprises, vous parlez de prendre la pilule six ou neuf semaines de suite : "La prise continue (6 semaines ou 9 semaines de suite) a beaucoup d’avantages pour la santé" ; "Quelles pilules peut-on prendre en continu 6 ou 9 semaines de suite ?" et "Prenez deux ou trois plaquettes d’affilée".Nous sommes tous deux convaincus de l’intérêt de la prise de pilules en continu - c’est ce que je fais en ce moment -, mais pourquoi pas 12 semaines ou 28 voire 32 ?


- Deuxièmement, avez-vous un avis sur l’usage des contraceptifs par les personnes handicapées mentales ? Pour préciser, ma petite soeur est handicapée mentale, elle vient d’avoir 18 ans et la question de sa sexualité se pose de plus en plus, d’abord à elle puis à sa famille. Comme elle n’est pas capable de se souvenir de prendre la pilule régulièrement (elle n’est d’ailleurs pas la seule...) la contraception orale ne semble pas adaptée. L’objectif est qu’elle aie une sexualité libre dès qu’elle le désirera mais aussi, à long terme, qu’elle évite d’être enceinte puisqu’il paraît inenvisageable qu’elle puisse un jour s’occuper elle-même d’un enfant. Quels contraceptifs vous semblent plus adaptés dans ce cas ? Que penser de méthodes définitives ?


- Enfin sur la contraception masculine. Comment expliquer le retard dans la mise au point de méthodes contraceptives satisfaisantes pour les hommes ? N’y a-t-il que des raisons techniques ? Quand a-t-on commencé à chercher ? (En même temps que pour les femmes ou alors bien après ?) En passant, la loi Neuwirth autorise-t-elle la contraception masculine ? Il paraît très positif qu’on se préoccupe des effets secondaires (de la méthode "expérimentale" utilisant les hormones, progestatifs + androgènes, par exemple).

Cette préoccupation est-elle liée à votre avis au fait que les effets secondaires sont beaucoup plus lourds dans le cas des contraceptifs masculins ? (Les premières pilules qu’on a faites avaler aux femmes n’en étaient certes pas dénuées elles non plus.) Ou est-ce que leur mise au point plus tardive se produit dans un contexte où l’introduction de nouveaux médicaments est mieux contrôlée ?
S et JB

Les réponses sont assez simples.

1° 3, 6, 9, 12, 52. Pas de problème pour prendre la pilule sans interruption. Si je dis "3, 6, 9", c’est que je sais par expérience que lorsqu’elles commencent à le faire, les utilisatrices, par crainte que ce soit dangereux, l’interrompent de temps à autre. C’’est inutile, mais ça les rassure, et c’est respectable. (Par ailleurs, 9 semaines, c’est une boîte de 3 plaquettes, le maximum qu’on peut avoir en une fois dans une pharmacie). Mais rien n’impose de le faire. La seule chose à vous rappeler c’est que si vous avez un saignement (spotting) au cours de la prise, et si ce spotting s’éternise, ce qui va le faire cesser c’est d’arrêter la prise pendant 7 jours (pas plus), ce qui entraînera une élimination du tissu fragile qui saigne.

2° Pour votre soeur, la méthode la plus simple (si elle ne fait pas de spotting avec), c’est l’implant. Je pose souvent des implants à des jeunes femmes handicapées. Elles sont parfaitement protégées. Une réserve : si votre soeur fait de l’épilepsie, et prend des traitement anti-épileptiques, il faut que ces traitements ne soient pas "inducteurs enzymatiques" --- ce qui accélère la consommation du progestatif dans l’implant et peut favoriser un échec.
Si l’implant n’est pas possible pour cette raison là, un DIU est parfaitement possible. Et on peut parfaitement le poser à une jeune femme handicapée à qui on l’a expliqué, pour ne pas l’inquiéter et pour que ça se passe bien.

Quant aux méthodes définitives (stérilisation) : la loi interdit de stériliser une personne mineure par l’âge ou par le statut (majeur handicapé ou sous tutelle) sans son accord. Je pense que vu l’efficacité de l’implant et du DIU, la stérilisation est une violence symbolique qui me paraît démesurée ... Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne peut pas être envisagée - et effectuée, avec l’accord de la première intéressée, dans certains cas. Mais ça ne peut pas être une méthode systématique et pratiquée d’emblée...

3° La contraception féminine c’est assez facile : il suffit d’empêcher la fécondation en bloquant le passage des spermatozoïdes (préservatif, DIU au cuivre, spermicides, etc.) ou d’empêcher l’ovulation (contraception hormonale). C’est facile parce qu’une femme n’ovule qu’une fois par mois et que l’ovule vit un ou deux jours seulement. Et le blocage ovulatoire par pilule reproduit un phénomène naturel - le blocage ovulatoire qui survient pendant la grossesse ou l’allaitement.

Pour l’homme c’est plus compliqué : il n’arrête jamais de fabriquer des spermatozoïdes. Arrêter la spermatogenèse c’est compliqué, parce que ça n’est pas naturel du tout. Il y a une méthode efficace de contraception masculine, encore expérimentale. . On utilise deux hormones : des hormones femelles, les progestatifs (pour arrêter la spermatogenèse) et des hormones mâles, les androgènes - pour ne pas "féminiser" l’utilisateur. Car les progestatifs sont "féminisants". Et tout ça est lourd à utiliser. De plus, comme vous le soulignez, les expérimentations aujourd’hui sont beaucoup plus strictes qu’il y a vingt ans, ce qui allonge bien sûr les délais de commercialisation de la méthode.

Enfin je crois qu’aucune méthode masculine ne remplacera/détrônera jamais les méthodes féminines. Tout simplement parce que les femmes doivent pouvoir maîtriser leur fécondité indépendamment des hommes. Et même si certains hommes veulent maîtriser leur fécondité, ça n’est pas le cas de tous. In fine, les femmes auront toujours besoin de méthodes qu’elles puissent contrôler elles-mêmes --- parce que les relations ne sont pas toujours exclusives et monogames, parce que la vie change, etc.



- Comment l’implant et le DIU agissent-ils ?

La contraception par hormone par le biais d’un implant est elle plus apparentée à un mini avortement que par le biais d’un stérilet ? Et si il y grossesse, y a t’il des risques pour le futur bébé ?
D’autre part, me conseilleriez-vous un stérilet suite à une grossesse extra utérine ?
A.

Aucune contraception n’est un "mini-avortement". Ni la contraception par DIU, ni l’implant. Le DIU empêche la fécondation (en inactivant ou en bloquant les spermatozoïdes). L’implant endort l’ovulation (comme la pilule). En cas d’échec, on retire le DIU ou l’implant et la grossesse se poursuit sans problème.

Les utilisatrices de DIU font MOINS de grossesses extra-utérines que les non-utilisatrices de contraception (car avec un DIU, le risque d’être enceinte est très faible, alors que sans contraception...). Donc, vous pouvez parfaitement utiliser un DIU. Celui qui est recommandé en Grande-Bretagne dans cette situation est le Mirena, car il est encore plus fiable (0,2% de risque de grossesse) que les DIU au cuivre (0,5%) et bien entendu beaucoup plus que la pilule (2 à 10%)

Un implant est également possible, bien entendu.



- Comment ne plus avoir de règles avec un anneau vaginal ?

J’ai pris la pilule pendant 15 ans, et j’avais l’habitude de la prendre en continu environ deux fois par an pour éviter mes règles. J’ai fait une pause de trois ans dans ma contraception : j’ai eu deux enfants que j’ai allaités un an chacun.

Ayant à nouveau besoin d’une contraception, n’ayant pas envie de repartir pour un comprimé par jour et voulant pouvoir contrôler mes règles, j’ai opté pour l’anneau vaginal. Outre le côté contraceptif, je voudrais aussi (et surtout) ne plus avoir de règles du tout. J’ai donc utilisé deux anneaux consécutivement.

Quelques jours après l’insertion de second, j’ai commencé à avoir de petits saignements, qui sont devenus l’équivalent de règles peu abondantes au bout d’une semaine, et qui continuent. J’ai enlevé ce second anneau aujourd’hui, 6 semaines après l’insertion du premier, et j’attends maintenant d’avoir de "vraies" règles.
J’aimerais continuer avec l’anneau, que je trouve plutôt pratique, mais j’ai peur de voir se reproduire ces saignements (j’ai eu l’impression d’avoir des règles malgré tout, mais anarchiques) si j’essaie de faire sauter mes règles à nouveau. En pensez-vous quelque chose ???

Je précise que je n’ai jamais eu de saignements quand je prenais la pilule, même quand j’en commençais une nouvelle. La dernière que j’ai utilisée était Minesse (que je prenais notamment car elle diminue beaucoup les règles, règles qui duraient quand même 4 jours).
N.

En fait, vous avez eu un "spotting", c’est à dire un saignement lié au fait que les hormones de l’anneau ne sont pas forcément adaptées à votre physiologie. Ce qui fait que la paroi intérieure de l’utérus (l’endomètre) est instable et saigne de temps à autre. Ca n’arrive pas à toutes les utilisatrices, mais c’est possible.

Sachez que :

1° ça peut s’atténuer avec le temps (vous avez le droit de réessayer une ou deux fois)
2° c’est pas grave (ça ne veut pas dire que l’anneau n’est pas efficace)
3° si ça persiste la ou les deux prochaines fois, ça risque d’être toujours comme ça.

Si vous preniez Minesse, vous pouvez aussi la reprendre et enchaîner deux plaquettes sans prendre les comprimés blancs, ce qui vous permettra aussi de ne pas avoir de règles du tout !



- La contraception du lendemain équivaut-elle à un avortement ?

J’ai lu dans un site internet que de prendre la pilule du lendemain est équivalent au fait d’avorter. Le problème c’est que je suis contre l’avortement et aujourd’hui le préservatif a craqué...
S.

Non, ce n’est pas l’équivalent d’un avortement. La pilule du lendemain empêche la fécondation en retardant l’ovulation et en empêchant les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule si l’ovulation a déjà eu lieu (en épaississant les sécrétions de l’utérus, ce qui bloque le déplacement des spermatozoïdes).

Une grossesse ne peut commencer que 5 à 7 jours après un rapport sexuel (le temps pour les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule et pour l’ovule de s’implanter dans l’utérus). Vous comprenez bien qu’on ne peut pas "avorter" une grossesse qui n’existe pas... mais on peut l’empêcher de commencer, et c’est comme ça que ça marche.



- Contraception après AVC transitoire

Il y a quatre ans je prenais la pilule (Diane 35 pour cause d’acné) que j’ai arrêtée pour faire un bébé (au bout de quatre mois d’arrêt) et j’étais fumeuse. A 1mois1/2 de grossesse, j’ai arrêté totalement et brutalement le tabac, quelques jours après s’en est suivi un AVC transitoire.

Après mon accouchement, mon gynécologue a donc refusé de me prescrire la pilule à nouveau, et m’a posé un DIU Mirena que j’ai expulsé au bout de huit mois. On s’est donc orienté vers le Sertalia, qui me convient très bien hormis le fait que j’ai des règles ultra abondantes (et c’est là mon gros problème) que même le Ponstyl n’arrive pas a atténuer !! Il est posé depuis février 2005, et bien que cela soit un handicap socialement pendant 8 jours par mois, je retarde son "retrait" chaque mois, en effet que me reste t-il comme moyen de contraception ?
N’est-il plus possible de reprendre la pilule, n’étant plus fumeuse ?? L’implant est-il la dernière solution ??
P.

Ce qui est franchement déconseillé depuis votre AVC, ce sont les estrogènes.
Il y a des pilules sans estrogènes : Cérazette, Milligynon. L’implant peut aussi vous convenir. En revanche je suis étonné que vous ayez expulsé un Mirena et pas un Sertalia... Car le Mirena délivre des progestatifs qui diminuent les contractions de l’utérus... et la fréquence des expulsions. Mais peut-être vous a-t-on posé le Mirena mal ou un peu trop tôt. Je pense que vous pourriez réessayer un Mirena, car souvent, les expulsions qui ont lieu quelques mois après les accouchements ne se reproduisent plus ensuite.

Si j’étais votre médecin je vous proposerais de réessayer un Mirena. Vous pourriez être surprise de bien le tolérer cette fois-ci. (Dans mon expérience, j’ai souvent vu ça...)

Mais une chose est sûre : ne reprenez plus jamais de pilule contenant des estrogènes. Ce n’est plus le fait de fumer ou non qui compte ici : c’est l’antécédent d’AVC transitoire. Maintenant que vous en avez fait un, la probabilité de récidive est très très élevée si vous reprenez des estrogènes.



- Implant contraceptif : généralités

Combien de temps faut-il attendre après le retrait de l’implant (qui me fait un peu peur par rapport à la douleur) pour pouvoir avoir un bébé ?
N.

Le temps que votre cycle se remette en route - et donc que vos règles réapparaissent (ça peut demander 4 à 6 semaines, comme après un accouchement)

N’y a-t-il pas de risques pour les futurs enfants du fait de la présence intensive et sans discontinuité des hormones ?

Non, parce qu’elle n’est pas aussi intensive que ça (une grossesse fabrique 100 fois plus d’hormones que l’implant !), ensuite parce qu’une fois l’implant enlevé, vous n’avez plus d’hormone synthétique dans l’organisme au bout de quelques jours, ensuite parce que cette hormone n’est pas toxique pour les embryons.

Le fait de ne plus être réglée depuis lors n’est il pas dangereux ?

Nullement. L’implant fait croire à votre organisme que vous êtes enceinte. D’où l’arrêt des règles. L’arrêt des règles pendant une grossesse est un phénomène naturel, et c’est ce phénomène que l’implant reproduit.

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