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Juste après dresseuse d’ours - par Jaddo
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La Bibliothèque de l’Education
Former les médecins
Un entretien de Philippe Meirieu avec MW à l’IUFM de Lyon
Article du 24 septembre 2006

Dans le cadre de l’émission "La bibiliothèque de l’éducation", Philippe Meirieu a interrogé Martin Winckler au sujet des Trois Médecins

Vous avez publié deux livres, Les trois médecins et La maladie de Sachs, qui traitent de la formation des médecins, pour le premier, du métier de généraliste, pour le second. C’est du premier dont nous allons parler aujourd’hui à l’IUFM de l’académie de Lyon, parce que la manière dont vous décrivez les études médicales fait un peu froid dans le dos pour les formateurs que nous sommes.
Diriez-vous de votre roman qu’il s’agit d’une fiction, que tout rapport avec des personnages réels ayant réellement existé ne serait que fortuit ?

Ecouter l’entretien et en lire la transcription complète sur le site de Philippe Meirieu

Oui et non. Mais avant de répondre à cette question, je voudrais dire que j’ai eu très vite envie d’écrire un livre traitant de mes études de médecine qui serait à la fois un roman de formation, un roman d’amitié, un roman d’amour, un roman politique et un roman d’aventures. Et j’ai cherché longtemps comment concilier tout cela pour en arriver à la conclusion que l’écriture de ce livre-là était impossible. Jusqu’au jour où j’ai eu une idée absolument géniale et où je me suis dit si ! Cette écriture est possible puisque quelqu’un l’a brillamment fait : c’est Alexandre Dumas dans Les trois mousquetaires.

J’ai donc pris modèle sur lui pour tenter de faire un remake dans le monde si particulier de la médecine, dans mon roman que j’ai intitulé Les trois médecins, dont l’histoire se déroule tout au long des années 70 : Bruno Sachs est d’Artagnan, ses trois amis, les trois mousquetaires. Tous les quatre sont des partisans d’une médecine générale au service du patient quand, de l’autre côté, on trouve les internes en chirurgie qui visent à accéder au grade de cardinaux. Le doyen de la faculté de médecine figure le roi, le vice-doyen - un chirurgien gynécologue pervers et manipulateur - Richelieu, et deux chefs de clinique ont sensiblement la même fonction que Rochefort et Milady.

Effectivement, on décode cela très bien, notamment grâce à l’épisode du stylo de Buckley que l’on va récupérer à Londres, un joli clin d’oeil au lecteur !

Oui, le livre suit très exactement la trame des Trois mousquetaires, ce qui a d’ailleurs été vérifié par l’association des amis d’Alexandre Dumas. C’est cette trame qui m’a donc permis de faire ce roman dont je rêvais depuis si longtemps, un roman de formation qui soit respectueux de la manière dont je conçois moi-même la formation. C’est ainsi que j’ai pu poser qu’il est important de traverser la formation avec des gens qu’on aime, des gens qui vous enseignent, des gens de qui on apprend et à qui on apprend. C’est la même chose pour la littérature, on l’apprend avec des gens et on leur en apprend.

Concrètement, mon livre débute sur le retard de Bruno Sachs. Celui-ci, médecin généraliste, vient de publier un livre et il est convié par ses anciens camarades de promotion à faire une conférence à l’université où ils furent tous étudiants quelques années auparavant. Il est en retard, comme toujours : "tu es en r’tard" est d’ailleurs la première phrase de La vacation (un autre de mes romans). Ses amis médecins, en l’attendant, racontent leur histoire partagée, et chacun, à sa manière, relate une facette de leur expérience commune de leur formation initiale. L’addition de ces récits donne une idée assez précise de la formation toute entière.

Martin/Bruno, est-ce le même personnage, la même personne ?

Non, ce n’est pas moi, c’est plutôt un ami, médecin lui-aussi, mort quand il avait trente ans, et c’est aussi un peu mon père, médecin, comme le père de Bruno. Cela étant, je lui fais dire des choses auxquelles je crois.

Dans votre livre, la terrible histoire de Mme Moreno fait un peu froid dans le dos...


Pour télécharger la transcription complète de l’entretien, cliquez sur le fichier ci-dessous.


Entretien Philippe Meirieu/Martin Winckler

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