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Contraception et gynécologie >


Est-il possible de se retrouver enceinte en prenant la pilule ? (Contraception : Questions / Réponses 60)
Article du 20 novembre 2005

Les sujets abordés cette semaine :
- Est-il possible de se retrouver enceinte en prenant la pilule ?
- Syndrome prémenstruel sans règles sous Cérazette
- Contraception après l’accouchement
- Peut-on se faire poser un DIU au Cuivre si on est sujette aux mycoses ?
- Contraception progestative après 40 ans
- Est-ce que 12 jours de Lutéran par mois, c’est contraceptif ?
- Comment faire pour faire "grossir" ses seins ?



- Est-il possible de se retrouver enceinte en prenant la pilule ?

Oui, malheureusement, et même sans l’avoir oubliée. La pilule, en principe, met l’ovulation en sommeil en faisant croire au cerveau de l’utilisatrice qu’une grossesse est déjà en cours. Mais la quantité d’hormones contenue dans les pilules les moins dosées peut être insuffisante pour endormir l’ovulation chez certaines femmes, même si elles n’oublient pas leur pilule. J’ai vu des grossesses sans oubli (et parfois, malheureusement, à répétition, car les médecins persistaient à prescrire cette même pilule aux femmes qui avaient déjà été enceintes avec) avec Minidril, Adépal, Trinordiol, avec les pilules contenant moins de 20 µ d’éthynil-estradiol, et bien sûr avec Microval et Milligynon (qui provoquent un "effet barrière" en empêchant les spermatozoïdes de franchir l’entrée de l’utérus,
mais qui ne mettent pas l’ovulation en sommeil.

Alors, oui, c’est possible. D’où la nécessité de bien choisir une contraception, et surtout de ne pas prendre une pilule trop faiblement dosée en estrogène quand on est très jeune (les échecs de ce type sont plus fréquents avant 25 ans et avec les pilules à moins de 30 µ d’estrogènes).



- Syndrome prémenstruel sans règles sous Cérazette

Cela fait trois mois que je prends Cérazette et donc trois mois sans règles.
Il m’arrive une fois par mois de ressentir les mêmes douleurs ou symptômes avant de les avoir (fatigue, maux de tête, tensions dans le bas du ventre).
Pourquoi ai-je encore ces effets indésirables, n’ayant plus d’ovulations ?
Fais-je aussi de la rétention d’eau (donc prise de poids) de la même manière avant d’avoir les règles ?
M.

Il est possible que vous ayez une sorte de "syndrome pré-menstruel" sous Cérazette parce que le progestatif qu’elle contient peut soit endormir l’ovulation, soit diminuer la quantité des règles à sa plus simple expression, sans endormir l’ovulation.
Ce que vous décrivez arrive aussi aux femmes ayant un DIU hormonal Mirena, ou un implant, qui contiennent sensiblement la même chose que Cérazette.

Il n’est pas sûr que cela dure : il est possible qu’au bout de 4 à 6 mois votre cycle ovulatoire soit totalement endormi. Ou que vous ayez ce genre de symptômes quelques fois par an seulement. En tout état de cause, l’efficacité est de toute manière assurée.
Quant à la rétention d’eau chez les femmes qui en font juste avant les règles en l’absence de contraception, elle est souvent beaucoup moins importante avec les progestatifs, comme c’est le cas de Cérazette.



- Contraception après l’accouchement

Après plus de dix ans de prise de pilule, j’envisage, après mon retour de couche (mes jumeaux devraient arriver d’ici deux mois) de changer de moyen de contraception. Je compte allaiter mes jumeaux le plus longtemps possible, mais dès que l’allaitement ne sera plus exclusif il me faudra un contraceptif. L’implant est il compatible avec l’allaitement ? Ou vaut il mieux prendre Cérazette pendant l’allaitement et attendre le sevrage pour faire poser un implant ? Enfin, tous les gynécologues posent ils des implants ?
M.

Voici ce que je recommande en général aux femmes qui se demandent quelle contraception utiliser après l’accouchement, qu’elles allaitent ou non.

Toutes les méthodes hormonales contenant exclusivement des progestatifs sont compatibles avec l’allaitement (et sans danger pour l’enfant), donc l’implant l’est comme le DIU Mirena et les pilules progestatives (Microval ou Cérazette). Mais les progestatifs ne sont pas sans effet sur la mère : l’implant est celui qui a le plus d’effets potentiels (prise de poids, saignements, en particulier) parce que la dose d’hormone est délivrée directement dans le sang circulant.

Au début, cette dose d’hormones - et ses effets - peuvent être très importants.

L’implant est une contraception qui convient à beaucoup de femmes ; Simplement, il n’est pas possible de dire à l’avance auxquelles, car certaines souffrent des effets secondaires, pas d’autres. Les repères que j’ai acquis depuis quatre ans sont les suivants :
- l’implant accentue (ou fait réapparaître) l’acné chez les femmes qui en ont eu autrefois beaucoup
- l’implant est susceptible d’entraîner une prise de poids importante chez les femmes qui prennent beaucoup de poids en début de grossesse (il fait croire à l’hypophyse de la femme qu’elle est enceinte, alors l’organisme stocke...). Chez celles qui ne prennent "que" le poids de la grossesse, l’implant est en général très bien toléré
- l’implant est susceptible de provoquer des saignements vaginaux répétés (spotting) chez les femmes qui ont, spontanément (en dehors de toute contraception) des règles peu abondantes, car il amincit la muqueuse interne de l’utérus (endomètre) et la fragilise. Tandis que les femmes qui avaient (avant toute contraception) des règles abondantes, longues et douloureuses sont moins susceptibles d’avoir ce genre d’effet secondaire.

Il m’est arrivé de poser des implants à des femmes qui venaient d’accoucher et allaitaient ou non mais seulement si elles n’avaient pas pris trop de poids pendant leur grossesse, car elles étaient susceptibles... de ne pas le perdre. (Les progestatifs font croire à l’organisme de la femme qu’elle est toujours enceinte, et ceux de l’implant sont TOUJOURS présents, tandis que ceux de la pilule sont absorbés de manière irrégulière, et ceux du DIU hormonal Mirena ont surtout des effets locaux sur l’utérus).

Par ailleurs, le nombre de gynécos qui pose des implants est faible, et beaucoup refusent de le faire en raison des effets secondaires et parce qu’ils ont peur d’avoir à le retirer. Ce n’est pas mon cas : même si je fais part de mon expérience clinique, je me range au choix de l’utilisatrice. Mais vous risquez de vous heurter à des professionnels qui, tout bonnement, refuseront de vous le poser, en arguant de l’allaitement ou d’un autre prétexte. Alors même qu’il n’y a pas de raison médicale pour vous refuser un implant. C’est seulement vous, en l’occurrence, qui devez juger de ce qui est le plus confortable pour vous.

Alors ce que je crois que vous pouvez faire est la chose suivante :

1° à partir du 10-15e jour après la naissance, une fois que l’allaitement est bien "installé", utilisez une pilule progestative (Microval, remboursée, suffit largement quand elle est associée à l’allaitement, exclusif ou non). Pourquoi une pilule progestative en plus de l’allaitement ? Parce que même s’il est exclusif, l’allaitement ne reste pas exclusif éternellement et on ne sait jamais quand (ni comment) il s’arrêtera. Ensuite parce que (croyez-en l’expérience d’un père de jumeaux) l’allaitement exclusif, c’est très difficile avec des jumeaux : souvenez-vous, l’allaitement exclusif c’est 6 à 8 tétées par jour, à la demande. Alors, pour des jumeaux (qui ne sont jamais synchronisés, bien sûr), c’est deux fois plus.

De plus il n’y a pas toujours assez de lait pour les deux (vous n’êtes pas une machine, mais un être humain, et un être humain, ça ne "produit" pas comme une machine...), il faut donc compléter l’une des deux tétées par un biberon, et il arrive qu’un jumeau prenne mieux le biberon que le sein (et quand ça arrive, il ne faut pas le "prendre" mal...) De sorte que la protection contraceptive de l’allaitement est aléatoire. Donc, une contraception supplémentaire est vraiment souhaitable ; encore une fois, une pilule progestative comme Microval suffit. Mais vous pouvez aussi utiliser Cérazette, bien sûr.

2° pesez le pour et le contre entre un implant et un DIU (hormonal ou au cuivre). Les effets secondaires (saignements, prise de poids) de l’implant chez une femme qui a accouché dans les mois précédents sont beaucoup plus fréquents. Ils ne sont pas graves, mais peuvent tout de même être très désagréable. Un DIU (au cuivre ou hormonal) sera tout aussi efficace, plus longtemps (5 ans au moins, contre 3 pour l’implant) et plus facile à retirer. De plus, vous trouverez plus de médecins pour le faire. Faites-vous prescrire la contraception de votre choix AVANT l’accouchement.

Au centre de planification ou je travaille, j’assure régulièrement le suivi des patientes enceintes qui consultaient auparavant pour leur contraception. Je leur reparle de la contraception longtemps avant leur accouchement et je leur fais une prescription au 8e mois, en général. Et il m’arrive souvent d’écrire sur leur ordonnance :

"- Microval (ou Cérazette) 1cp par jour à partir du 15e jour suivant la naissance (je la prescris pour 6 mois, car on n’est jamais trop prudent.)
- Au choix : Implanon OU DIU Mirena (hormonal) ou DIU TT380 (au cuivre), à faire poser 6 semaines après l’accouchement. (C’est le minimum pour un DIU, même après une césarienne. Et on n’a pas besoin d’attendre le sevrage pour être tranquille !!! Pour la patiente qui préfère un implant, je conseille d’attendre le plus longtemps possible - jusqu’à la période du sevrage - pour éviter les effets secondaires, dont la fréquence diminue, il me semble, à mesure qu’on s’éloigne de la grossesse et de l’allaitement)
- Utiliser la pilule jusqu’au jour de pose d’un des dispositifs ci-dessus" (Le DIU au cuivre est efficace dès qu’il est posé. Pour l’implant et le DIU Mirena, je suggère de continuer la pilule pendant 4 jours pour assurer la transition).

Cette prescription anticipée permet, en tout état de cause, quelle que soit la méthode que désire utiliser la femme, de la choisir librement. Il n’est jamais interdit d’essayer une méthode quitte à changer au bout de 3 à 6 mois si on n’en est pas contente. Elle permet aussi d’éviter les grossesses non désirées, malheureusement fréquentes en post-partum, non seulement parce qu’il n’est pas possible d’anticiper exactement quand on sera de nouveau féconde, et aussi parce que le jour de la sortie de la maternité est le pire moment pour choisir une contraception - or, c’est le plus souvent ce jour-là que c’est fait...

3° Lorsque vous verrez que l’allaitement est susceptible de s’interrompre ou de s’espacer (si les bébés prennent moins le sein et doivent boire au biberon un peu plus souvent), allez sans tarder à la pharmacie vous faire délivrer l’un des dispositifs ci-dessus et prenez rendez-vous avec votre médecin généraliste : certains généralistes posent implant ou DIU, ne les sous-estimez pas, et lui (ou elle) pourra, s’il ne le fait pas, vous aider à trouver un praticien gynécologue qui vous posera le dispositif de votre choix.



- Peut-on se faire poser un DIU au Cuivre si on est sujette aux mycoses ?

J’ai commencé à développer des mycoses à répétition sous pilule (Mélodia et Méliane) il y a 3 ans, apparemment cela arrive parfois (en tout cas à plusieurs de mes amies aussi !). Du coup, j’ai arrêté la pilule, les mycoses n’étant que l’un des effets secondaires pour moi (baisse de la libido, sautes d’humeur etc.).

Après lecture de votre site, je pense que le DIU au cuivre est la contraception la plus adaptée pour moi, puisque sans hormones. Je me pose cependant une question : dans le rapport de l’ANAES (merci pour vos sources !) il est indiqué que l’une des seules contre-indications à la pose d’un DIU au cuivre est la présence d’infections à répétition, ce qui est bien le cas des mycoses pour moi... (elles ont diminué avec l’arrêt de la pilule mais pas totalement).
Qu’en pensez-vous ?
J.

Vous avez bien lu le document de l’ANAES, MAIS, les mycoses ne sont pas des infections à répétition dans le sens où l’ANAES l’entend. Une mycose, c’est une inflammation de la peau ou du vagin par un champignon microscopique que les individus portent naturellement sur la peau. Simplement, quand le champignon se développe trop, ça provoque une inflammation. Ces inflammations ne concernent le plus souvent que l’orifice vaginal ou la partie la plus extérieure du vagin. Elles n’atteignent jamais l’utérus (où l’on insère le DIU) et sont constamment sans gravité, sauf chez une femme souffrant de déficit immunitaire grave (ce qui n’est probablement pas votre cas).

Donc, des mycoses à répétition ne sont pas une contre-indication à la pose d’un DIU, et je n’ai jamais hésité à poser un DIU à une patiente qui le demandait sous prétexte qu’elle faisait une mycose. Simplement, j’attendais que la mycose soit guérie. Ca n’a jamais posé aucun problème par la suite (et je n’ai jamais retiré de DIU au cuivre à une utilisatrice "parce qu’elle avait plus de mycoses qu’avant". Le plus souvent, c’est plutôt l’inverse.
De plus, dans mon expérience, les utilisatrices de DIU souffrent plutôt moins souvent de mycoses que les utilisatrices de méthodes hormonales, qui favorisent parfois les mycoses en changeant l’acidité des sécrétions vaginales.



- Contraception progestative après 40 ans

Aujourd’hui âgée de 45 ans, j’ai fumé jusqu’à 40 ans, j’ai un déficit en progestérone, je m’oriente donc vers une contraception à base uniquement de progestérone. Dans le passé j’ai eu des pilules biphasiques (une erreur si j’ai bien compris), j’ai eu de terribles maux de tête chaque mois pendant 20 ans. Aujourd’hui que me conseilleriez-vous, est-il préférable vu mon âge de me faire poser un implant de progestérone ou bien de prendre une pilule comme Cérazette ?
S.

En fait, vous avez un choix très vaste : vous pouvez opter pour une pilule progestative microdosée (Microval), une pilule plus puissante (Cérazette), un implant (Implanon) ou même un DIU progestatif (Mirena), qui auront tous plus ou moins les mêmes effets "compensateurs" sur votre insuffisance relative en progestatifs. Tout dépend des symptômes ou de la gêne que vous éprouvez quand vous n’avez pas de traitement. Si vous avez des règles spontanément très abondantes et
douloureuses, choisissez un implant ou un DIU Mirena.

Sinon, l’une des deux pilules peut parfaitement vous convenir. Toutes ces méthodes sont très sûres après 40 ans : elles ne présentent pas d’effet secondaire préoccupant, et elles sont très efficaces.



- Est-ce que 12 jours de Lutéran par mois, c’est contraceptif ?

J’ai 44 ans et suis sous Lutéran 10 depuis quelques semaines ; je viens de retirer un DIU, j’avais ce moyen depuis plus de 20 années.

Pourquoi vous l’a-t-on retiré, grands dieux ? Vous ne le tolériez plus ?

Je ne comprend pas bien car ma gynéco m’a prescrit le Lutéran du 10 au 22ème jour du cycle ; suis-je tout de même "contraceptivement" protégée ?

Non. Vous devez au moins prendre 3 semaines de Lutéran par mois (comme une pilule classique) pour que ce soit contraceptif. 12 jours, c’est totalement insuffisant !!!

En outre j’ai un retard de règle de 6 jours maintenant avec tous les "symptômes" : seins tendus, douleurs abdominales ... qu’en pensez vous ??

Un retard de règles, c’est une grossesse jusqu’à preuve du contraire. Faites un test. Et si (comme je l’espère, avec vous), il est négatif, ne tardez pas à reprendre du Lutéran, 3 semaines par mois, avec 7 jours d’arrêt au plus entre deux séries de comprimés.
Je ne comprends pas qu’à 44 ans, on vous ait ôté votre contraception. La ménopause, en ce moment, ça n’arrive qu’autour de 50 ans, ce qui veut dire que jusqu’à cet âge-là, vous êtes susceptible d’être enceinte...



- Comment fait-on pour faire grossir les seins ?

J’ai bientôt 17 ans. Je voulais savoir si vous pouviez répondre à quelques unes de mes questions : tout d’abord, ma mère fait du 85C, et moi du 90B (assez petit et mal réparti en plus). Y a-t-il une chance pour qu’un jour je fasse du C ou même plus ? Si non, existe-t-il un remède miracle qui fait grossir les seins ? Pensez vous que certains apports alimentaires activent la pousse des seins ? Et aussi, j’ai lu sur Internet que l’huile de pâquerette pouvait aider... est-ce vrai ? Et dernière question, est-ce qu’on peut influencer la forme des seins ? Les miens "regardent sur les côtés" et ne sont pas très ronds !
L.

J’aimerais pouvoir répondre à votre première question... Mais personne ne connaît la réponse. Le corps de chacun se développe sous l’effet de notre bagage génétique, et de bien d’autres facteurs difficiles à connaître. A 17 ans, vous n’êtes pas "terminée". Souvent, la forme et la taille des seins change avec la prise d’une contraception (qui contient des hormones), avec la première grossesse, avec l’allaitement quand on décide d’allaiter. Une chose est sûre : aucun aliment (non, pas même l’huile de pâquerette...) n’influe sur la taille ou la forme des seins. Ne dépensez pas votre argent à ça, ce serait inutile et coûteux. (Mieux vaut investir dans des sous-vêtements jolis à regarder et confortables à porter...)

Enfin : vous êtes jeune. Vous pensez sans doute que la taille ou la forme de vos seins conditionne la manière dont les autres vous regardent.
Heureusement, il n’en est rien. Vous ne vous réduisez pas à vos seins (qu’ils vous paraissent "bien" ou pas...). Vous êtes plus riche que ça... vous avez beaucoup d’autres choses à offrir qu’une silhouette "idéale" (selon quels critères, d’ailleurs ?) mais vous ne le savez pas encore...
Ca viendra.

PS : L’huile de pâquerette, tant que vous ne l’avalez pas... (Par voie orale, c’est toxique...)

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