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Si l’un de vos parents a fait une phlébite ou une embolie pulmonaire, ne prenez pas de pilule contenant des estrogènes !!! (Contraception : Questions / Réponses 57)
Article du 30 octobre 2005

Les sujets abordés cette semaine :
- Pas d’oestrogènes en cas d’antécédents vasculaires familiaux !!
- Contraception après embolie pulmonaire
- Implant et symptômes de grossesse
- Pilule en continu à 15 ans
- Spotting sous DIU Mirena
- Douleurs en milieu de plaquette de pilule (Mélodia)
- L’allaitement, les règles et les seins


- Pas d’oestrogènes en cas d’antécédents vasculaires familiaux !!

Suite à un retard de règles de plus de 10 jours qui m’a plutôt paniquée, j’ai demandé à mon gynéco de me prescrire la pilule (Méliane). Je précise que j’ai 39 ans, que je ne l’ai jamais prise auparavant. Depuis, j’ai la boîte sous les yeux et j’hésite. Est-il bien raisonnable de commencer à prendre la pilule à mon âge ?

Je ne fume pas et la prise de sang est ok mais il y a des antécédents de phlébite chez ma mère, cardiovasculaires chez mon père. Je ne voudrais pas me créer des problèmes que je n’ai jamais eus auparavant. J’ai déjà essayé de me renseigner sur les forums mais je préfèrerais avoir un avis professionnel.
M.

Ah, vous avez eu absolument raison de ne pas la prendre. Même si vous n’aviez que 20 ans, avec des antécédents de ce style (phlébite, accident ou trouble vasculaire chez la mère ou le père), je vous déconseillerais toute pilule contenant un estrogène (de l’éthynil-estradiol).

La pilule utilisable (et efficace) dans votre situation est Cérazette (sans estrogène), qui se prend 365 jours par an. Vous pouvez aussi opter pour un implant (Implanon) ou un DIU au cuivre ou hormonal, qui ne sont jamais contre-indiqués en cas de troubles vasculaires.

Merci de votre confiance et bravo pour votre prudence. Votre gynéco, en revanche, aurait dû vous poser quelques questions avant de vous prescrire une pilule contenant de l’éthynil-estradiol...



- Contraception après embolie pulmonaire

J’ai 26 ans et mon amie (23 ans) vient de faire une double embolie pulmonaire. On cherche actuellement la cause de cet accident et plusieurs possibilités sont évoquées : la pilule (une oestro progestative, du nom de Méliane), le terrain familial (sa mère a fait des phlébite), une petite phlébite que mon amie a fait suite à une opération du genou il y a 8 ans, une petite anémie etc etc.. Le cardiologue a dit que la pilule devrait être arrêtée.

Le hic... Le hic c’est que mon amie est allergique aux préservatif car ne supportant pas le latex (elle fait partie d’un groupe d’étudié dans un hôpital de M.). Plus de pilule, pas de préservatif, j’ai cru lire que le stérilet n’était pas bon non plus... Alors qu’utiliser comme moyen contraceptif après une embolie pulmonaire ? Pourra t’elle reprendre la pilule, avec d’autres dosages, un autre type de pilule ? Est-ce définitif ou juste le temps de son traitement anti-coagulant ?

Je me pose énormément de questions car je n’envisage pas une seconde devoir arrêter d’avoir des rapports intimes sous prétexte du risque pour elle de tomber enceinte. C’est une vraie question et j’ai énormément de mal à trouver une réponse satisfaisante sur internet. Merci en tout cas de mettre à disposition un espace d’échange et de réflexion sur un sujet toujours méconnu.
G.

Je suis atterré par ce qui arrive à votre amie et voici pourquoi :

1° elle n’aurait pas dû faire d’embolie pulmonaire car, étant donné les antécédents de sa mère et son propre antécédent de phlébite, ON N’AURAIT PAS DU LUI PRESCRIRE DE PILULE ESTRO-PROGESTATIVE ! ! ! ! Alors, pas la peine de chercher : elle est probablement porteuse d’un trouble de la coagulation héréditaire transmis par sa mère. On aurait dû l’interroger sur les antécédents de ses parents et, en apprenant que sa mère avait fait des phlébites, lui faire une exploration de la coagulation et ne pas lui donner d’estrogènes. Un point, c’est tout.

Le(s) médecin(s) qui la lui ont prescrite et ou renouvelées sont à mon avis responsables juridiquement de ses embolies. S’ils ne l’ont pas interrogée, ils sont fautifs. S’ils connaissaient ses antécédents de phlébite après chirurgie et lui ont prescrit quand même la pilule, ils sont encore plus fautifs ! ! ! !

les préservatifs sans latex existent, il sont faits pour les personnes allergiques, et sont en vente en pharmacie. Manifestement, les médecins de M. l’ignorent. C’est dommage.

Un site de capotes sans latex

On peut parfaitement poser un DIU au cuivre à une femme sans enfant, c’est même l’option numéro 1 quand on ne veut pas/ne peut pas lui donner une contraception hormonale. Lisez cet article

Votre amie pourra sans risque utiliser une contraception uniquement progestative une fois son embolie pulmonaire guérie (quand elle ne prendra plus d’anti-coagulants) :
- pilule progestative (Microval, Milligynon, Cérazette)
- implant progestatif (Implanon)
- DIU progestatif (Mirena)

Donc, comme vous le voyez, les options contraceptives ne manquent pas. Dommage, encore une fois, qu’il vous ait fallu m’écrire pour obtenir des informations qu’on aurait déjà pu vous donner là où vous vivez.

Dernière chose, qu’on devra lui dire : quand elle sera enceinte, le jour où elle aura choisi de l’être, elle courra de nouveau un risque élevé, de par la grossesse même, de faire une phlébite et/ou une EP. Elle devra donc être surveillée de très près, dès le début de sa grossesse, afin d’être traitée dès le moindre signe de formation d’un caillot dans une veine, par exemple.

Tout ceci, les médecins de votre amie doivent le lui dire, car ils devraient le savoir. S’ils ne le font pas cela voudra dire qu’ils ne font pas leur boulot.



- Implant et symptômes de grossesse

J’ai lu avec attention votre article sur l’implant qui m’a paru très intéressant. C’est pourquoi je me permets de vous poser quelques questions personnelles.
Je suis maman de 2 enfants dont le plus jeune a 5 mois. Ne voulant pas tomber enceinte, j’ai décidée de me faire poser un implant, il y a environ un mois et demi. Tout s’est bien passé lors de la pose, mais depuis une semaine environ je ressens plusieurs douleurs qui m’inquiètent beaucoup.

J’ai des douleurs au niveau des reins et du bas du ventre, quelques petites nausées de temps en temps, et surtout le ventre qui me semble gonfler de jour en jour. J’ai vu sur plusieurs sites que le taux d’efficacité de l’implant était proche des 100% mais je me pose de plus en plus la question de savoir si je suis en enceinte. Un rendez vous chez ma gynécologue demandant 3 à 4 mois d’attente, vous serait-il possible dans un premier temps de répondre à ces questions ?

- Ces symptômes peuvent-ils être simplement des effets secondaires de l’implant, puisque vous dites que "l’implant fait croire au cerveau de l’utilisatrice que celle ci est déjà enceinte" ?

- Si c’est le cas, est ce que les douleurs risquent de se faire ressentir durant toute la durée de la pose de l’implant ?

- Enfin, si ces douleurs ne vous paraissent pas être dues a l’implant, alors pensez vous qu’il puisse s’agir d’une grossesse vu le très faible pourcentage de risques et d’où cela peut-il venir ?
G.

Les seules grossesse dont j’ai entendu parler avec un implant (4 en 4 ans) étaient :
- deux grossesse commencées avant la pose (le médecin n’avait pas vérifié que la femme n’était pas enceinte)
- un implant pas posé (il avait glissé de l’inserteur avant que le médecin ne pique...)
- une patiente ayant été mises sous médicament "inducteur enzymatique " (certains anti-épileptiques, certains anti-tuberculeux) par un médecin qui ne s’était préoccupé ni d’une éventuelle grossesse, ni de sa contraception...

Donc, si vous êtes sûre que vous n’étiez pas enceinte AVANT qu’on vous pose l’implant, si vous sentez bien votre implant sous la peau et si vous n’êtes ni épileptique ni tuberculeuse, il est très peu probable que vous soyiez enceinte. (En cas de doute, pour vous rassurer, faites un test de grossesse : l’implant ne l’empêchera pas de vous dire que vous n’êtes pas enceinte.)

L’implant est une méthode très efficace, mais cette efficacité n’empêche pas certains symptômes. Ainsi, il est fréquent que les utilisatrices n’aient plus de règles et aucun symptôme évocateur d’un cycle, mais d’autres ont, périodiquement (pas tous les mois, mais 4 à 6 fois par an), des douleurs dans le bas-ventre (comme des contractions de grossesse, ou des douleurs de règles) sans saignements. Cela veut dire qu’elles sont toujours "rythmées", mais ça ne veut pas dire que leur implant est inefficace. Le gonflement du ventre, en revanche, est un effet direct de l’hormone de l’implant, qui... peut faire prendre du ventre, surtout aux femmes qui en prennent facilement quand elles sont enceintes - puisque, comme vous le dites, l’organisme CROIT qu’elles le sont. Alors, il "stocke"... Je vous conseille donc de faire attention à ce que vous mangez.

Donc, oui, je pense que les symptômes sont dus à l’implant, mais il n’est pas du tout obligatoire qu’ils persistent pendant toute la durée du port de l’implant.



- Pilule en continu depuis l’âge de 15 ans

J’ai une fille de 15 ans qui n’accepte pas du tout d’avoir ses règles, elle est très angoissée par le fait de les avoir. Elle est dans sa deuxième année de prise de Minidril en continu et sans aucune interruption. Vous dites qu’il faut l’interrompre à peu près tous les 29 jours. Risque-t-elle d’avoir des problèmes de santé si elle ne l’interrompt pas de temps en temps ? J’ai beau lui dire, mais le fait de parler de cela la rend mutique et pour elle il n’est pas question d’avoir ses règles et elle est très bien sans. Même quelques saignements la dérangent.
N.

Je ne me souviens plus avoir dit ou écrit qu’il "faut" l’arrêter tous les 29 jours, car je ne pense pas qu’il faut. Je pense que c’est à la femme de choisir. Ce que j’ai dû écrire c’est qu’il est parfois nécessaire de l’arrêter si on a un "spotting" (saignement persistant) pour éliminer l’endomètre fragile qui saigne. Et là, il suffit d’arrêter 4 jours, et en général, ce saignement est indolore.

Mais dans le cas présent, je ne vois pas de nécessité à ce que votre fille arrête la pilule de temps à autre. Si elle a peur d’avoir ses règles c’est peut-être parce qu’elles devaient la faire souffrir horriblement les premiers temps, ou parce que ces saignements l’effraient et je peux comprendre qu’elle ne veuille pas (ou plus) en avoir. Ca n’a rien d’inquiétant en soi.
Et soyez bien certaine de ceci : il n’y a pas d’inconvénient à ce qu’elle prenne la pilule en continu pour ne pas avoir de règles. Car il n’y a pas de danger à ne pas avoir de règles.

La pilule met l’ovulation au repos comme si la femme était enceinte. Ca ne compromet donc ni sa santé, ni sa fécondité. Cela met seulement l’ovulation (et les règles qui suivent les ovulations non fécondées) en sommeil. Cette mise en sommeil peut durer très longtemps sans danger pour elle.

L’arrêt de la pilule une semaine par mois ne sert, en soi, à rien, sinon à provoquer des saignements qui imitent les règles, mais qui n’en sont pas, puisque les règles (les vraies), sont l’élimination de la paroi intérieure de l’utérus (endomètre) gorgé de sang, qui survient environ 15 jours après une ovulation non fécondée - or, les femmes qui prennent la pilule n’ovulent pas !!! Vous comprenez donc que les femmes pourraient parfaitement se passer de saignements provoqués par l’arrêt de la pilule.

Quelques arguments à l’appui de ce que je vous dis là (et qui n’est pas mon invention, mais l’état actuel des connaissances en ce domaine...
- autrefois (avant l’existence de la pilule), les femmes n’avaient pas de règles pendant les 9 mois de grossesse, plus les 12 à 18 mois d’allaitement et souvent étaient de nouveau enceintes avant d’avoir vu réapparaître leurs règles ;
- les sportives de haut niveau prennent la pilule en continu (pour ne pas avoir de règles pendant leurs compétitions et leurs entraînement), et ça n’a pas d’effet sur leur santé ou leur fécondité
- il existe à présent aux USA une pilule qu’on prend... 90 jours d’affilée ("Seasonale")... ou plus longtemps si on enchaîne une boîte de 90 comprimés après l’autre
- si votre fille portait un implant progestatif (qui reproduit a minima l’état de la grossesse), très probablement elle n’aurait pas de règles pendant la durée d’efficacité de l’implant, à savoir 3 ans d’affilée (plusieurs jeunes filles de son âge à qui j’en ai posé sont dans ce cas et, au bout de 3 ans, elles vont très bien... et s’en font poser un deuxième).
- beaucoup d’utilisatrices du DIU hormonal Mirena n’ont pas de règles pendant 5 à 7 ans (durée d’efficacité du DIU). Elles sont toutes d’accord pour dire que c’est très confortable.
- Les femmes qui souffrent d’endométriose prennent des progestatifs en continu pour ne pas avoir de règles (car elles souffrent le martyre, quand elles les ont).

Et toutes ces femmes font bien : ça n’est pas dangereux de ne pas avoir de règles (c’est plus économique et ça évite les anémies par perte de fer). Donc, rassurez-vous (et dites-lui qu’elle n’a rien à craindre), si elle ne veut pas de règles et n’en a pas sous Minidril en continu, c’est parfait.

Bien entendu, vous pouvez lui faire lire mon message : je suis sûr qu’elle n’est pas insensible à votre propre inquiétude, et je serais heureux que vous soyez rassurée, toutes les deux.



- Spotting sous DIU Mirena

J’ai 22 ans et j’ai fait le choix de me faire poser un diu aux hormones il y a environ 2 semaines.
J’ai commencé à prendre la pilule à 17 ans, non pas parce que j’avais des relations sexuelles, mais car j’avais des cycles très très rapprochés (tous les 10 jours) et des règles très abondantes et douloureuses dont on a pas trouvé d’explication clinique mis a part le stress.
Après 3 ans de pilule, j’en ai eu assez et j’ai essayé d’autres moyens contraceptifs.

J’aurais bien continué à utiliser l’anneau vaginal si celui-ci était plus facile à conserver (je pars pour une année vivre aux Etats-Unis) et si ma gynéco avait été sûr que ce produit était disponible là bas.

J’ai n’ai aucun symptôme avec mon diu mis à part le spotting. Ma gynéco m’avait prévenu que cela pouvait arriver et c’est d’ailleurs pour cela que j’en ai choisi un aux hormones.
Or vous dites que cela peut passer avec de l’ibuprofène. J’en ai pris, car j’avais mal à la tête de toute façon, et cela n’a rien changé.

Ma gynéco m’a prescris de l’Exacryl à prendre en fonction de l’abondance des saignements. Or en une semaine, j’en ai déjà avalé deux boîtes. Devrais-je voir mon gynéco ?
Y’a-t-il d’autres solutions à mon problème ? Ou cela a-t-il un rapport avec mon passé ?
S.

Il est très fréquent que les utilisatrices de Mirena aient un spotting les premières semaines ou mois d’utilisation. Voici ce que je conseille en général :


- si le spotting est peu important (tout petits saignements) et ne vous gêne pas trop, vous pouvez ne rien faire ; le plus souvent en quelques semaines, ça cesse spontanément
- si le spotting est important au point de vous gêner, reprenez la pilule pendant deux mois (l’estrogène va stabiliser l’endomètre). Si vous oubliez un comprimé, ça n’a pas d’importance (ça n’est pas en tant que contraception : le DIU suffit) mais ça arrêtera le spotting le temps que votre endomètre (la paroi intérieure de l’utérus) s’habitue à l’action de l’hormone.

Sachez que, dans l’immense majorité des cas, le spotting cesse au bout de 2 à 3 mois, et que ça n’a rien à voir avec votre passé d’utilisatrice de pilule : ça arrive aussi aux femmes qui choisissent un Mirena après 35 ou 40 ans et 20 ans de pilule...



- Douleurs en milieu de plaquette de pilule (Mélodia)

J’ai 21 ans et je prends Mélodia depuis 6 mois. Avant j’ai essayé Trinordiol, Méliane et Mercilon mais je les ai toutes arrêtées à cause des effets secondaires (nausées, maux de tête, mycoses à répétition, baisse de libido, changements d’humeur..). Je suis tombée enceinte le mois suivant l’arrêt de ma dernière pilule, et j’ai subi une ivg instrumentale. Aujourd’hui Mélodia me convient à peu près (mes règles sont tout de même beaucoup douloureuses qu’avant).

Mon problème, c’est que tous les mois, aux alentours du 18ème jour du cycle (le 18ème jour de mon cycle correspond au 17ème comprimé), j’ai de vives douleurs aux ovaires. L’un est toujours beaucoup plus douloureux que l’autre, mais il change à chaque cycle. Ma gynécologue n’a pas fait grand cas de cette information, elle pense que ce sont des douleurs intestinales, mais je sens bien la différence ! Je me souviens que j’avais déjà de telles douleurs vers 17 ans, avant de commencer toute pilule, et mon généraliste m’avait dit que c’était sûrement mon ovulation.

Je sais que Mélodia est faiblement dosée, et que je suis jeune et fertile.
Alors ma question est : est-ce que ces douleurs peuvent être le signe d’une ovulation ? Et sinon d’où cela peut-il venir ?
Je sais que certaines femmes peuvent ovuler sous pilule si celle-ci n’est pas assez dosée pour elles, mais vous parlez d’ovulation pendant la période d’arrêt et ça ne correspond pas aux dates de mes douleurs.
Je tiens juste à préciser que je ne prends jamais ma pilule avec plus d’une heure de retard, de façon à ne pas diminuer son efficacité.
C.

Vous avez raison, Mélodia est TRES faiblement dosée et, peut-être effectivement, ovulez-vous en milieu de cycle (c’est difficile à affirmer, mais c’est possible, d’autant plus que ça semble rythmé et que cela ressemble à ce que vous ressentiez avant toute pilule). Mon conseil c’est d’essayer une méthode différente
1° pour bloquer l’ovulation de manière certaine
2° pour faire disparaître les douleurs des règles
3° en évitant les effets secondaires que vous décrivez et qui sont ceux des estrogènes. Les deux options (qui bloquent très bien l’ovulation) sont la pilule Cérazette (sans estrogènes) et l’implant contraceptif (contenant uniquement des progestatifs). Tous deux auraient un effet positif sur les deux types de symptômes, et vous assureraient une contraception efficace, bien sûr.



- L’allaitement, les règles et les seins

J’ai accouché en février 2005, depuis j’allaite mon bébé qui à 8 mois aujourd’hui Je n’ai toujours pas mes règles est ce normal ?

Ca peut arriver, surtout si vous lui donnez seulement le sein : l’allaitement complet est susceptible d’endormir l’ovulation pendant plusieurs mois après l’accouchement. Est-ce que vous prenez une contraception en plus ?

On m’a dit que allaiter une longue période déformait les seins, réduisait leur taille et les rendait tout raplapla, ça ne se voit pas tout de suite mais ça se verra lorsque j’arrêterais d’allaiter, est ce vrai ?

C’est vrai, mais pas toujours, ça dépend des femmes, de leur poitrine avant la grossesse et l’allaitement, etc. Bref, c’est très variable. L’allaitement ne "déforme" pas les seins à proprement parler, mais il fait "fondre" les cellules graisseuses qui entourent les glandes mammaires (qui produisent du lait). Alors souvent, effectivement, dans les premiers mois qui suivent l’arrêt de l’allaitement, les seins ont l’air "plat", car ils ne sont plus gorgés de lait, et les cellules graisseuses ne se sont pas renouvelées.

Mais souvent, ils reprennent leur aspect antérieur au bout de quelques mois. Le fait de les maintenir correctement pendant l’allaitement (avec un soutien-gorge de grossesse correct) les protège de la déformation. Car la peau des seins est distendue par le poids du lait. Si le sein n’est pas soutenu (comme c’est le cas des femmes qui ne portent pas de soutien-gorge, en Afrique, par exemple), il se déforme beaucoup plus, et beaucoup plus vite. C’est moins vrai en Europe.

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