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Elle a quatre amants... la veinarde !!!
par Sophie
Article du 6 juin 2005

Sophie a lu J’ai quatre amants et ça l’a fait réagir par écrit, en m’envoyant ce texte épatant, que je la remercie de partager avec nous.

MW

Elle a quatre amants... la veinarde !!!

C’est vrai quoi ?! Enfin une qui vit sa vie !
Ca, c’est la première réaction (la mienne et celles des amies auxquelles j’ai donné le texte à lire)

Je me suis d’abord dit que cette jeune femme n’existait pas ; qu’elle était une espèce de symbole représentant les femmes que vous rencontrez et qui vous racontent ou qui vous suggèrent.

Pourtant cela n’a pas la moindre importance, car au-delà du cas qui demeure, vous en conviendrez, exceptionnel, cette femme « parle » à chacune d’entre nous. Car enfin, si cette histoire m’a touchée, ce n’est certainement pas pour rien !

A bien y réfléchir, quatre ça fait un peu beaucoup pour une seule conscience, mais bon... quatre amants... si on enlève le légitime, il n’en reste plus que trois. Le mari, c’est le seul qui est connu des trois autres, il n’est pas clandestin, il est aimé, marié, père de ses enfants.

Des trois autres, si on enlève l’amoureux éconduit, il n’en reste plus que deux. Elle ne l’aime pas, elle ne couche pas avec lui ; bref, il ne compte que par ses sentiments à lui.
Il en reste deux. Un amour platonique et une relation charnelle. La question est : Lequel est le plus amant des deux ? Celui vers lequel vont de puissants sentiments ou celui avec lequel elle s’envoie en l’air ?

Il est coutume de dire que l’on a trompé son conjoint lorsque l’on a couché avec quelqu’un d’autre que lui. Dans l’esprit des gens, un adultère est validé par la relation sexuelle. Mais aurait-on idée d’ avouer tromper quelqu’un lorsque l’on est « simplement » amoureux ou attiré par quelqu’un d’autre ?

Qu’est-ce qui est le plus supportable pour le « trompé » ? Quelle situation est la plus acceptable pour l’un comme pour l’autre ? Je serais curieuse de connaître les sentiments de cette jeune femme à ce sujet.

La vraie question que pose ce texte est peut-être en fait : A-t-elle le droit d’avoir quatre amants ? Parce que normale, elle l’est certes. Elle me semble d’ailleurs extraordinairement normale.

Si l’on veut être tout-à-fait honnête - j’ai souvent eu l’occasion d’aborder le sujet avec des hommes et des femmes de mon entourage - Qui n’a jamais eu la nostalgie de la rencontre, des premiers moments, de la découverte d’un autre ?

Qui peut prétendre n’avoir jamais été voire émoustillé en lisant dans les yeux de quelqu’un quelque chose qui pourrait ressembler à du désir ?

Qui n’a jamais été attiré, ne serait-ce qu’une fois, d’une manière ou d’une autre par une personne autre que celle que l’on aime ? Que l’on soit homme ou femme.

Cela peut-être furtif, passager, durable, réciproque ou non, vécu, tu, avoué, caché, entretenu, nié... mais vivant cela l’est assurément.

Peu importe que ces rencontres fassent l’objet d’une relation extra-conjugale ou non ; qu’elles soient platoniques, passionnelles, charnelles, partagées ou pas, nous sommes des êtres de séduction et si l’on essaye de mettre de côté nos préceptes depuis la nuit de temps inculqués, peut-être faut-il bien reconnaître à l’être humain son extraordinaire fascination pour la nouveauté et son penchant pour l’interdit.

Le plus difficile étant d’en accepter l’idée tant pour soi que pour l’autre.

Peut-être l’important est-il de se sentir vivant, toujours, à n’importe quel âge.

Donc cette jeune femme se pose-t-elle la question de la normalité vis-à-vis des sentiments qu’elle éprouve et qu’elle laisse s’exprimer ou parce qu’elle assume en permettant à ses fantasmes d’exister ?

Peut-être est-elle la plus normale d’entre nous. Le pas entre la pensée et l’accomplissement est-il si grand ? Le franchir constitue-t-il l’unique et indubitable façon de tromper son conjoint ?
Il y a ceux qui n’aiment plus la personne qu’ils se farcissent depuis des années et qui ne les trompent jamais et il y a ceux qui trompent celui ou celle qu’ils aiment. Lesquels sont les plus trompés ?

Lesquels sont les plus heureux et surtout lesquels sont les plus
malheureux ?
En bref, qu’est-ce que la fidélité ? C’est quoi être libre lorsque l’on est deux et un à la fois ? De quelle manière mettre en balance la
souffrance de l’autre face et son propre épanouissement ou inversement ?

Mes réflexions ne sont en fait que des interrogations auxquelles il ne
faudrait peut-être pas que je cherche trop à répondre parce qu’alors
cela induirait que je sais et donc que je juge... ce qui n’a rien à
faire dans les sentiments.

Sophie

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