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Contraception
- Dix idées reçues sur la contraception
- Tout ce qu’il faut savoir (ou presque) sur l’implant contraceptif
- Tout ce que les femmes doivent savoir pour se faire poser un DIU (" stérilet ")
- J’ai arrêté ma contraception il y a quelques semaines et je ne suis toujours pas enceinte. Que se passe-t-il ?
- La légende du DIU et des anti-inflammatoires
- Je n’ai pas (encore) d’enfant. Puis-je utiliser un DIU ("stérilet") ?
- Diane 35 et ses génériques : le principal risque, c’est la grossesse non désirée...
- Comment s’y retrouver, parmi toutes ces pilules ?
- La pilule : Comment la prendre ? Que faire quand on l’oublie ? (version mise à jour)
- Pilule "Jasmine" : à ne pas utiliser n’importe comment !

Contraception et gynécologie >


Contraception : Questions / Réponses 38
Article du 16 mai 2005

Les sujets abordés cette semaine :

- Du dosage et du prix des pilules
- retrait du DIU et autres considérations
- Méthodes naturelles
- Pose d’un DIU
- Fréquence des frottis de dépistage
- Générique de Trinordiol : Daily Gé


- Du dosage et du prix des pilules

J’ai changé de pilule il y a 10 jours et mon ventre est devenu très gonflé et très dur. Est-ce normal ? Et en plus j’ai un peu enflé aux hanches. Il s’agit de la pilule Adepal. Que pensez vous de cette pilule dosée à 0.40 alors qu’avant je prenais toujours des pilules très chères telles que Mélodia ou Mercilon (0.20) ?
J’ai beaucoup de mal à me faire conseiller par mon médecin généraliste qui n’a pas vraiment l’air d’y connaître grand chose car il m’a dit que Adepal était la pilule la moins dosée et que les pilule de 3ème génération sont les plus dosés, jusque là j’avais toujours entendu le contraire...
Sinon en ce qui concerne la libido toutes les pilules que j’ai pris me l’ont apparemment fait baisser, y a-t-il une solution, je songe à me faire poser
Implanon, est-il mieux toléré ?
L.

Toute modification de pilule est susceptible d’entraîner des effets secondaires nouveaux, puisque chaque femme métabolise (absorbe et utilise) les hormones de manière différente. De plus, la composition d’Adepal est très différente de celle de Mercilon ou Mélodia. Donc, oui, vos symptômes peuvent venir du changement de pilule.

A priori, Adepal est une pilule qui en vaut une autre, la pilule compte moins que la manière dont l’utilisatrice la supporte. Et oui, elle contient plus d’oestrogènes que vos deux pilules précédentes, comme vous l’avez bien vu. Si votre médecin dit le contraire... c’est parce qu’il n’a pas bien lu la notice (et ne s’est pas penché de près sur le sujet) ce qui est effectivement embêtant. Adepal contient également un progestatif plus "androgénique" - qui est peut-être le responsable de vos symptômes, plutôt que l’oestrogène. (Quand c’est l’oestrogène, c’est plutôt une tension des seins, surtout en fin de plaquette).

Pourquoi vous a-t-on changé de pilule ? A cause d’effets secondaires indésirables ou à cause du prix ? Si vous désirez revenir à une pilule à 15 ou 20 µg, sachez que toutes ne sont pas aussi chères les unes que les autres, et surtout que leur prix étant libre en pharmacie, il faut donc comparer les prix d’une pharmacie à une autre ! (Et ils n’ont pas le droit de refuser de vous donner le prix de vente : c’est une information obligatoire avant tout achat...)

Voici le nom des autres pilules possibles en dehors de Mélodia et Mercilon : Cycléane 20 (20 !) Harmonet (20), Méliane (20), Minesse (15), Mirlette 20

Attention tout de même : avec un dosage si faible, un oubli (surtout en début de plaquette) est plus susceptible d’être suivi d’une ovulation (et donc d’une grossesse) qu’avec une pilule plus dosée (comme Adepal). Je conseille donc souvent de prendre toutes ces pilules avec quatre jours d’arrêt seulement entre deux plaquettes (comme c’est le cas pour Minesse et Mélodia, qu’on prend en continu, mais donc quatre comprimés sont des placebo...) Cela augmente l’efficacité contraceptive et réduit beaucoup les risques en cas d’oubli.

Enfin, en ce qui concerne la libido, je crains que l’implant n’ait le même effet : c’est la prise continue ou presque d’hormones (progestatifs et oestrogènes mais aussi progestatifs seuls, comme dans l’implant) qui "aplatissent" la libido en endormant le cycle. Mais vous avez 19 ans, vous êtes majeure, et vous pouvez très bien envisager de vous faire poser un DIU au cuivre, méthode idéale si on veut être tranquille et garder sa libido.



- retrait du DIU et autres considérations

Je vous ai écrit il y a quelques temps pour vous poser des questions sur la Surgestone, pilule progestative que m’avait prescrite mon gynéco car les pilules combinées que j’avais essayées me donnaient des douleurs aux seins. Surgestone a été un vrai bonheur le premier mois, mais dès le deuxième, j’ai commencé à avoir des saignements en permanence... J’ai donc fini par revenir à mon ancienne pilule (Mercilon) sans enthousiasme puisque j’en connais déjà les effets secondaires...
Devant cette série d’échecs, j’ai décidé d’essayer un DIU au cuivre, malgré mon appréhension au sujet des règles douloureuses... Je supporterai en prenant des médicaments (le Ponstyl me réussit bien), et en tous cas, je n’aurai plus l’obligation de prendre des hormones tous les jours - avec en plus la crainte de les oublier !

Sachant déjà que mon gynécologue était opposé à la pose d’un stérilet chez une nullipare (je n’ai pas d’enfants), je n’ai pas eu envie de me battre contre lui (je sais, c’est un peu lâche...) et j’ai préféré m’adresser directement au planning familial de mon département, qui m’ont indiqué un gynécologue à 20 minutes en train de chez moi.
Je l’ai vu hier (je souligne au passage qu’il existe apparemment des gynécos qui ont un délai de rendez-vous de moins de 2 mois, contrairement à ce que m’avaient laissé penser mes précédentes expériences !). Le rendez-vous s’est bien passé, il a écouté mes explications sur mes problèmes avec la pilule, et a eu l’air de comprendre parfaitement mon souhait d’une autre contraception. Il m’a dit que les trois possibilités étaient l’implant, l’anneau vaginal et enfin le stérilet - les deux premiers ayant l’avantage sur la pilule de diffuser des hormones en continu, sans le "pic" qui se produit quand on prend sa pilule, donc de devoir en diffuser moins pour être efficaces. J’étais réticente pour l’implant (peur d’une extraction difficile) et de toutes manières, j’en ai assez des hormones... J’ai donc opté pour le stérilet. Après un examen, il m’a prescrit Sertalia, à poser dans un mois, juste après mes règles.

Après ce récit un peu long (mais j’imagine qu’il peut être utile à celles qui, comme moi, n’ont pas d’enfants et veulent essayer le DIU !), j’ai quelques questions... car comme d’habitude, n’étant pas très à l’aise dans un cabinet médical, j’ai oublié d’en poser la moitié sur le moment !
Comment se passe le retrait du stérilet ? Mon gynéco m’a dit qu’il les changeait tous les trois ans (ce qui me convient), mais je me demande s’il suffit de tirer sur le fil pour qu’il sorte ? J’ai vu des images de
Sertalia, qui a deux branches recourbées... Je sais que pour l’insérer, ces branches sont repliées dans l’inserteur et ne se déplient qu’une fois dans l’utérus, mais comment le médecin fait-il lors du retrait, pour que les extrémités des branches ne "s’accrochent" pas dans l’utérus ??
A.

Le Sertalia a certes des bras recourbés, mais c’est du plastique souple, qui se plient quand on insère le DIU, et qui se replient dans l’autre sens quand on le retire (comme quand on lève les bras pour retirer une chemise ou pour l’enfiler). Et c’est précisément parce qu’elles sont recourbées qu’elles ne s’accrochent pas dans l’utérus (elles n’ont rien à quoi s’accrocher, d’ailleurs...) Le retrait est neuf fois sur dix absolument indolore. En général, je fais une démonstration de pose à la femme qui me demande un DIU, pour qu’elle voit bien comment ça se passe, en lui posant le DIU dans la main et en lui demandant de serrer fort le poing pendant que je tire sur le fil. Il glisse hors du poing très facilement. Or, l’utérus (qui est un muscle) est beaucoup plus souple qu’un poing (qui contient des os)...

Est-il possible de continuer ma pilule un mois après la pose du stérilet ? (je souhaite contrôler la venue de mes règles pour qu’elles ne tombent pas au moment de ma soutenance de DEA, et je ne suis plus à une plaquette près...). Est-ce préférable au niveau contraceptif, dans la mesure où durant le premier mois, on n’a pas encore pu vérifier que le stérilet était bien en place ? Quand peut-on vraiment se considérer comme protégée ?

A priori, un DIU au cuivre est efficace dès la pose, surtout si l’utilisatrice prenait la pilule jusqu’au moment où on le lui a mis. Comment savoir si il est bien en place ? C’est simple : un DIU ne peut être que dans deux positions : au fond de l’utérus (bonne position) ou trop bas, engagé dans le col (mauvaise position). Quand il est en bonne position, la femme ne le sent pas. S’il est trop bas, ça fait mal, surtout aux femmes qui n’ont pas eu d’enfant et dont le col est très sensible. Il arrive que la pose déclenche des crampes (comme les douleurs des règles) pendant quelques heures (il suffit de prendre du Ponstyl ou de l’ibuprofène pour les faire disparaître). Si le lendemain de la pose vous ne sentez plus rien, vous pouvez être sûre qu’il est en bonne place.

Un DIU en place, c’est "un bijou pour l’utérus", disait une de mes collègues. C’est comme une boucle d’oreille : on ne doit pas le sentir. Cela dit, vous pouvez parfaitement, s’il a été posé au milieu d’une plaquette de pilule, la terminer de manière à avoir vos premières règles aussi loin que possible de la pose, si cela vous rassure. Mais il m’arrive couramment de poser des DIU à des femmes sans enfant, dans les 15 jours qui suivent leurs règles. Elles ont de nouveau des règles 12 à 15 jours après et le DIU ne bouge pas pour autant...

Enfin, une question qui va peut-être vous paraître un peu incongrue... Je sais qu’avec un stérilet, il faut être particulièrement attentive à ne pas attraper d’infections (ce qui n’est pas trop un problème puisque je suis en couple monogame...) mais je me demande si un bain dans la mer par exemple (l’eau n’étant pas toujours très propre) peut poser problème ? Je me rends bien compte que c’est une question bizarre, mais je me la pose depuis longtemps...

La seule chose à laquelle il faut faire attention, c’est à ne pas "se frotter" à des partenaires susceptibles de transmettre une IST. Mais ceci est vrai pour toutes les femmes, qu’elles portent un DIU ou un implant ou qu’elles prennent la pilule, car la seule chose qui protège contre les IST, c’est le préservatif. Le DIU n’y change rien, ni dans un sens, ni dans l’autre. Bien sûr, les médecins doivent prendre garde à ne pas poser un DIU à une femme qui a DEJA une infection mais n’a pas été traitée par antibiotiques. C’est la seule précaution liée au DIU lui-même.

Chez une femme en bonne santé (je veux dire : dont le système immunitaire va bien), rien n’est susceptible d’entraîner une infection utérine en dehors d’une IST (infection sexuellement transmissible). Les bains de mer (ou de piscine) ne sont pas dangereux car, en dehors des rapports sexuels, le vagin est fermé et protégé. Evidemment, s’il prend l’envie à certain(e)s de faire des galipettes à deux dans l’eau de mer ou sur le sable sans serviette, ils s’exposent à des désagréments ! Mais en dehors de ça...



- Méthodes naturelles

Maman de deux filles de 6 et 4 ans, mariée depuis 10 ans, j’ai fêté mes 30 ans. A ce stade de notre vie, mon mari et moi pensons avoir créé une belle famille et nous n’avons plus le désir d’avoir d’autres enfants (étant moi même assistante maternelle, ma fibre reste sollicitée...). D’un caractère instinctif et d’une forte prédisposition au naturel, tous nos choix contraceptifs se sont soldés par des échecs (Triminulet, Diane 35, Mirena ...) aussi bien physiquement que psychologiquement. Afin de solutionner ce souci de contrôle de fécondité, j’ai couru les gynécologues qui sont restés unanimes : " en matière de contraception il y a toujours des effets secondaires à accepter ..." mais je ne peux m’y résoudre et mon corps ne les accepte pas !!

Alors je voudrais m’orienter vers des méthodes naturelles ... mon mari et moi pratiquons le coït interrompu, lui possédant une excellente maîtrise de son éjaculation. Pensez vous que cette méthode puisse être efficace à long terme ? Que pensez vous de la vasectomie ou la ligature des trompes compte tenu de nos âges (lui 32 ans) ? Pourrions nous seulement être autorisés à le faire ? Quelles seraient les autres solutions " naturelles" ?
A.

Si vous ne voulez plus d’enfants, vasectomie et ligature des trompes sont évidemment les meilleures solutions, ce sont celles auxquelles ont déjà recouru des millions d’Anglais(es), d’Américain(es), d’Indien(ne)s, etc. Elles sont toutes les deux autorisées en France par la loi de 2002 et ce, quel que soit l’âge des personnes qui en font la demande. La difficulté réside essentiellement à trouver les chirurgiens qui acceptent de pratiquer l’une ou l’autre, car en ce domaine, beaucoup de médecins refusent, car ils considèrent que les personnes qui demandent une stérilisation sont, quel que soit leur âge, inconscientes. Je crois que malheureusement il s’agit là d’un préjugé où se mêlent le paternalisme (les patients ne savent pas ce qu’ils font), la misogynie (une femme qui ne peut plus avoir d’enfant n’est plus une femme) et le machisme (un homme vasectomisé n’est plus un homme).

Mais personnellement, je pense que vous serez plus tranquille avec une stérilisation qu’en recourant seulement au coït interrompu. D’abord parce que, même s’il contrôle très bien son éjaculation, un homme n’est pas un robot (il peut, un jour, ne pas contrôler) et ensuite parce que la sexualité, c’est parfois le contrôle, et parfois l’abandon...
En attendant de recourir à une stérilisation, avez-vous envisagé d’utiliser un DIU au cuivre ? C’est une méthode non hormonale, donc aussi "naturelle" à porter qu’une... boucle d’oreille (mais bien plus efficace comme contraception).



- Pose d’un DIU

Il y a quelques jours j’avais rendez-vous avec ma gynéco pour la pose d’un UT 380 (j ai 20ans et jamais eu d’enfant). Au premier rendez-vous, elle ne m’a pas dissuadée de poser un stérilet, bien au contraire, elle m’a fait un examen du col et une écho pour voir si cela était possible. J’ai ensuite pris un second rendez-vous la semaine dernière pour la pose.

Apres badigeonnage à la béta jaune (je suis étudiante ide et cela m’a beaucoup surpris mais bon passons) elle m’a pose une pince sur le col qui m’a fait super mal et m’a posé le stérilet en y allant doucement. J’ai eu assez mal je dois dire mais bon à ce moment là j’étais contente puisqu’il était posé. Elle a ensuite coupé les fils et m’a fait une écho de contrôle ou là elle a vu qu il n’était pas bien placé et a décidé de me l’enlever. Sur le coup j’ai été très déçue mais bon je me disais que ça pouvait arriver. Mais en lisant les forums de doctissimo je me suis aperçu que l’hystérométrie était pratiquée chez presque toutes les femmes alors que ma gynéco n’a pas voulu la pratiquer vis a vis du risque infectieux...

Ma question aujourd’hui est : est ce que ma gynéco a bien fait d’agir comme ça ??? Car je me pose la question de savoir si je peux lui faire de nouveau confiance pour la pose d’un second stérilet qu’elle m’a proposé a la fin de mes prochaines règles (en sachant que je n’ai pas pu reprendre ma pilule ce mois ci du fait de l’arrêt de plus de 7jours)
A.

Je suis un peu surpris par ce que vous me racontez : je ne vois pas comment votre gynéco a pu décider sur le champ que le DIU était mal posé, surtout si après la pose vous ne sentiez plus rien (est-ce le cas ?). S’il était passé, il devait être en place (l’utérus d’une jeune femme de 20 ans est tout petit...). La seule réserve aurait été qu’elle le voie sortir (et alors, elle n’avait pas besoin d’échographie..)

Cela dit, il n’est pas nécessaire de faire une hystérométrie pour poser un DIU, mais le risque infectieux, s’il existait, était le même du simple fait de poser le DIU !!! Le risque infectieux consisterait à faire entrer dans l’utérus, au passage d’un instrument ou du DIU, un microbe qui est à l’extérieur du col. Son explication est donc étrange.
Dans mon expérience, ou bien on franchit le col et le DIU est en place, ou bien on ne peut pas passer le col. Mais retirer un DIU sur le champ... ça me paraît bizarre. De plus, vous auriez parfaitement pu reprendre votre pilule : il suffisait de la reprendre en utilisant aussi des préservatifs pendant 7 jours ; ou elle aurait pu vous donner une pilule progestative en attendant : les pilules progestatives sont efficaces dès le premier jour...

Bref : je trouve tout ça bizarre... Alors... je m’interroge. Et je dirais que si vous m’écrivez, c’est que vous trouvez ça bizarre aussi. Alors, si vous ne vous sentez pas en sûreté, changez de gynéco.

J’avoue que je comprends pas bien tout ce qu’elle a fait sachant que j’ai quelques notions du fait que je sois étudiante infirmière et ça ne me rassure pas vraiment en voyant certaines de ses pratiques, notamment le fait qu elle ne se lave jamais les mains et fait les examens sans gants...

Que voulez-vous dire par "elle ne se lave jamais les mains elle fait les examens sans gant" ? Elle fait le toucher vaginal sans doigtier ????
Si c’est le cas, ne vous faites pas poser le DIU par elle, sûrement pas. Toute personne susceptible de faire des erreurs d’asepsie est dangereuse, surtout si elle pose des DIU !!!! La cause numéro un d’infection à la pose de DIU c’est l’erreur d’asepsie du médecin !!!
Ceci confirme mon sentiment de malaise en lisant votre mail. Ne retournez pas : elle a commis plein d’erreurs : 1° vous enlever un DIU qui pouvait sûrement être laissé 48 heures (et d’ailleurs, l’écho post-stérilet est abusive ; elle vous l’a fait payer ?) ; 2° ne pas vous donner ni contraception (ni antalgiques ?) 3° ne pas se laver les mains... Fuyez-la comme la peste.

En attendant, recommencez votre pilule, les soucis qu’elle peut vous donner pendant encore quelques semaines ne sont rien en regard des risques que cette femme vous ferait courir.
A Rennes, au Planning, situé au 9 place de Bretagne à Rennes, on pose des DIU aux nullipares ainsi qu’au centre d’orthogénie de l’Hôtel Dieu ( CHU) n° de téléphone 02 99 87 30 23. Il semble aussi qu’un cabinet de gynécologues en ville situé quai Lammenais accepte. Où votre gynéco exerce-t-elle, afin que je ne donne pas son adresse... ?



- Fréquence des frottis de dépistage

Je suis du Québec et je ne crois pas que la situation de la contraception y soit beaucoup plus reluisante qu’en France (les taux d’avortements et de grossesses non désirées sont en hausse chez les adolescentes depuis 10 ans...) Là où je suis très surprise, c’est quand vous parlez des examens gynécologiques pour la contraception. Mon médecin me fait subir un frottis (pap test), un examen gynécologique et un examen des seins CHAQUE année. Je précise que je prends la même pilule depuis 5 ans (j’en ai 25)-Marvelon, j’ignore le nom qu’elle porte en France-, je la tolère très bien, je n’ai qu’un seul partenaire stable depuis des années et aucun facteur de risque pour aucune maladie (je suis en santé, pas d’antécédents, pas de maladie familiale, etc.).

À la lecture de votre livre et de votre site internet (très instructif, d’ailleurs !) il semble que ce soit abusif. Vous dites "le premier frottis devrait avoir lieu à 25 ans" !!!!! Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai vécu, de tout ce que mes amies ont vécu et même de ce qu’on apprend dans les écoles de médecine.... pourquoi tant de confusion ? Les médecins pourraient-ils s’entendre ?
Bref, je me demande à quel FREQUENCE de tels tests (pap, examen gynéco, examen des seins) devraient être faits ?
G.

Effectivement, faire un frottis vaginal de dépistage tous les ans à des femmes de moins de 25 ans, c’est abusif et inutile. Le consensus international actuel sur le frottis en tant qu’examen de dépistage est le suivant : le 1er frottis devrait être fait au plus tard à l’âge 25 ans OU 8 ans après le premier rapport sexuel. Ensuite, les frottis peuvent être faits tous les 2 ou 3 ans aux femmes n’ayant qu’un partenaire, une fois par an ou tous les 2 ans pour celles qui ont plusieurs partenaires.

Pourquoi ? Parce que les lésions que l’on recherche sont TRES LENTES à apparaître. Il est donc inutile de les faire très tôt, et tout autant de les multiplier pour rien.

Quant à l’examen des seins : personnellement, je n’examine jamais les seins des femmes de moins de 30 ans à moins qu’elles ne me le demandent si elles-mêmes sont inquiètes ou pensent y sentir quelque chose d’inhabituel (et le cancer du sein est rarissime avant 30 ans...)

"Les médecins pourraient-ils s’entendre ?", demandez-vous.
Ils le pourraient, s’ils puisaient tous aux mêmes sources d’information sérieuses et s’ils communiquaient tous entre eux. Malheureusement, la formation des médecins est très hétérogène, au Canada comme en France... Et les politiques de santé nationales ne sont pas toujours claires...



- Générique de Trinordiol : Daily Gé

J’ai toujours pris la pilule Trinordiol, j’ai régulièrement des pertes blanches et les seins gonflés et douloureux juste avant mes règles, mais selon moi rien d’alarmant. Par contre, j’ai pris déjà 3 plaquettes de Daily gé, et chaque dimanche qui précède mes règles (qui arrivent en général à date fixe : le lundi) je suis complètement déprimée et passe une bonne partie de la journée à pleurer sans raison apparente. Je ne suis pourtant pas dépressive. J’ai tendance à faire un lien entre cet état d’abattement et le générique de Trinordiol mais je ne sais pas si c’est la cause. Je cherche des réponses. Pouvez vous m’éclairer ?
S.

Ce n’est pas parce qu’un générique de pilule existe qu’il est forcément toléré comme la pilule originelle. J’ai déjà observé à plusieurs reprises que les utilisatrices de Trinordiol avaient des effets secondaires différents quand elles prenaient Daily Gé. Donc, jusqu’à preuve du contraire, ce que vous ressentez (qui peut être lié au "sevrage hormonal" pendant la semaine d’arrêt) est lié au changement de pilule. Pour en être sûre, demandez à votre médecin de préciser qu’on vous délivre Trinordiol pendant trois mois, et comparez.

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