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Contraception et gynécologie >


Contraception : Questions / Réponses 37
Article du 1er mai 2005

Les sujets abordés cette semaine :

- Saignements sous Mirena
- Cholestérol et pilule
- Effets secondaires du Patch (Evra)
- DIU et perte de poids
- Pilule et pilosité


- Saignements sous Mirena

Je suis sous stérilet Mirena depuis plus d’un an, or j’ai quelques soucis depuis deux mois environ. Ce mois-ci j’ai eu mes règles normalement, de légers légers saignements pendant deux trois jours, pratiquement rien, elle se sont finies ce jeudi, et là, hier lundi, j’ai eu une douleur à droite vers le bas pendant un moment, style une crampe, enfin difficile à décrire, puis ensuite un saignement rouge vif d’un coup et ces saignements se sont prolongés toute la soirée. Aujourd’hui ils sont plus faibles, je ne comprends pas ce que cela signifie ou du moins ça peut être dû à quoi ?

Par ailleurs ce mois ci mon cycle s’est prolongé de 50 jours, est-il possible que j’aie un kyste hémorragique ou tout court, car j’ai vu sur des sites concernant ce stérilet que de nombreuses femmes présentent des cas de kystes hémorragiques, est-il possible qu’un kyste se rompe juste après les règles, le mois dernier j’ai eu un saignement brutal et rouge vif un peu du même genre quinze jours après le début de mes règles ; cela m’angoisse réellement et je me demande ce que cela peut signifier, je vous remercie par avance pour vos suggestions.
J.

Ce que vous décrivez n’est probablement pas lié à un kyste, car un kyste hémorragique, ça saigne... sur l’ovaire, et non dans l’utérus, et ça provoque une douleur qui persiste un bon moment. Mais il arrive que les utilisatrices du DIU hormonal Mirena aient ce genre de phénomène, de manière intermittente, pas forcément au début de la pose du Mirena, mais au bout de quelques mois, quand la dose d’hormone a diminué dans le réservoir. Elle décrivent des "règles en deux temps" qui ressemblent à ce que vous décrivez.

Il est possible que dans les mois qui viennent vous ayez de temps à autre des saignements de manière inopinée, en dehors de vos règles, en milieu de cycle, mais cela peut aussi ne pas se reproduire avant plusieurs mois. Si les saignements persistent plus d’un jour ou deux, il est préférable de consulter (pour voir si ça ne vient pas du col de l’utérus, par exemple). En tout état de cause, j’ai déjà entendu des utilisatrices décrire ce genre de phénomène, qui survient de temps à autre (souvent en milieu de cycle, au moment présumé de l’ovulation), mais qui disparaît et ne correspond à aucun processus inquiétant. Le prolongement du cycle est lui aussi très fréquent avec un DIU hormonal Mirena : beaucoup d’utilisatrices n’ont même pas de règles pendant toute la durée de l’utilisation...



- Cholestérol et pilule

Vous faites allusion sur votre site à l’élévation de cholestérol sous pilule, parlant "d’artefact", de déchets de pilule. Je veux bien, mais pourriez-vous nous expliquer cela plus longuement ? Personnellement, mon cholestérol n’a été dosé que sous pilule, je ne sais donc pas si j’en ai naturellement, sachant que ma famille y est sujette. Je suis à 2g40 de cholestérol et 1,90 de triglycérides. Même si je fais attention à mon alimentation, j’ai bien peur que ma gynéco ne me change Cycléane 20 qui me convient pourtant très bien depuis 10 ans !!
J’aimerais des arguments pour y voir plus clair et discuter avec elle. Et je crois aussi, vu la généralité de ce problème, que cela renseignerait pas mal de monde..
G.

Les légendes qui courent sur l’association cholestérol et pilule sont presque aussi nocives que les légendes autour du DIU et des anti-inflammatoires ou du DIU et de la stérilité.
Merci donc de m’avoir posé cette question qui permet de faire le point.

Alors, résumons : le principal risque de la pilule (du moins d’une des hormones qu’elle contient, l’éthynil-oestradiol) est lié à la possibilité de la formation de caillots dans les veines ou les artères ; cette formation de caillots est sous la dépendance de ce qu’on appelle les facteurs de la coagulation. Quand certains de ces facteurs de la coagulation manquent, on peut soit être hémophile (et saigner facilement) ou bien faire des thromboses (des caillots) et boucher une veine ou une artère. L’éthynil oestradiol de la pilule favorise les thromboses chez des femmes prédisposées : celles dont la famille a déjà des troubles de la coagulation.

On le sait en recherchant les antécédents médicaux de la famille : si votre mère ou votre soeur a fait une ou plusieurs phlébites (caillot dans une veine du mollet) avant l’âge de 40 ans (pendant qu’elle était enceinte ou prenait la pilule), si votre père a souffert d’une embolie pulmonaire ou d’un accident vasculaire cérébral avant 50 ans, alors on est en droit de ne pas vous prescrire de pilule contenant de l’éthynil-oestradiol avant d’avoir vérifié que vous n’avez pas un trouble de la coagulation.

Or, dieu merci, le cholestérol n’a rien à voir avec la coagulation ! La confusion vient du fait que, dans la deuxième partie de la vie (après 50 ans), hommes et femmes ont parfois les artères abîmées par des dépôts de cholestérol - favorisés par le tabac ou l’obésité ! Mais ce problème n’existe pas chez la majorité des femmes de moins de 35 ans qui prennent une pilule combinée (contenant de l’éthynil-oestradiol).

De plus, le cholestérol n’est, à lui seul, pas un problème réel :


- le cholestérol est un facteur de risque cardio-vasculaire dont l’importance est BIEN MOINS GRANDE dans les maladies cardiovasculaires que ne le sont (dans l’ordre) 1° le tabac 2° le diabète 3° l’hypertension artérielle 4° l’obésité.
- les seules personnes chez qui on a prouvé qu’il fallait faire baisser le cholestérol sont les hommes de plus de 50 ans qui ont fait un infarctus du myocarde et qui avaient un cholestérol élevé ; manifestement, vous ne faites pas partie de cette catégorie.
- le cholestérol n’est PAS un facteur de risque vasculaire chez la femme avant 50 ans, sauf quand il est "au plafond" (3 grammes/litre ou plus), c’est à dire chez les femmes qui viennent d’une famille où tout le monde a des lipides sanguins élevés depuis l’enfance - quand c’est le cas en général, tous les membres sont traités depuis le début de l’âge adulte. Vous dites que votre famille "y est sujette", mais il s’agit probablement d’une élévation de la deuxième partie de la vie (après 40 ans) et j’imagine que vous en avez moins de 30...
- le cholestérol est normal (NORMAL) jusqu’à 2,50 g chez 95 % des gens. Ce sont les fabricants de médicaments anti-cholestérol qui ont fait "baisser" la valeur normale (arbitrairement, mais avec le concours de médecins "sympathisants") afin de pouvoir vendre les anti-cholestérolémiants au maximum de gens ; il est en effet plus rentable de faire prendre un comprimé par jour, pendant très longtemps à beaucoup de gens en bonne santé (dont le cholestérol est faussement "élevé"), que de soigner un nombre plus restreint de vrais malades (les diabétiques, par exemple)
- le cholestérol s’élève un peu quand une femme prend la pilule ; mais il s’élève de la même manière chez les femmes enceintes... (car la pilule fait croire au cerveau de la femme qu’elle est déjà enceinte). Cependant, personne ne dit aux femmes enceintes de faire baisser leur cholestérol... .

Conclusion (comme vous pouvez la formuler vous même) : un cholestérol total à 2,40 sous pilule, à votre âge n’a STRICTEMENT AUCUNE IMPORTANCE. (Les triglycérides, c’est pareil, et ils varient avec ce que vous mangez d’un jour à l’autre). Il n’y a donc aucune raison qu’on vous change de pilule si celle-là vous convient. En revanche, faites-vous bien surveiller votre tension artérielle. Ca, c’est un vrai facteur de risque... Et, si vous fumez, envisagez d’arrêter (même si pour le moment ça vous est difficile ; vous en saurez plus en lisant la page :

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=570

Pour vous montrer que vous n’êtes pas la seule à vous inquiéter... et que certains de mes collègues sont eux aussi rassurants :

http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID17/162.html

Merci de m’avoir donné l’occasion de répondre à cette question épineuse.



- Effets secondaires du Patch (Evra)

Je suis maman de 2 enfants et mon dernier accouchement date du 31/07/2003. J’utilise Evra depuis le mois de janvier 2004, conseillée par mon gynécologue Luxembourgeois (j’habite à la frontière en Belgique). Je dois dire que outre le côté pratique de ce moyen de contraception (ne s’est décollé qu’une fois l’été dernier) j’ai tout de même noté quelques effets secondaires non négligeables :
- une fatigue quasi constante
- une impression de flotter ou de marcher dans du coton
- des humeurs plutôt changeantes et une hyper sensibilité
- un manque évident de libido

Peut-on penser que ces symptômes seraient dus à la prise de ce médicament ?
J’utilisais
Mercilon avant mes grossesses et ne me souviens pas avoir eu de tels symptômes.
Que pensez vous, dois je me réorienter vers un autre moyen de contraception et reparler avec mon gynéco ou tout autre moyen (pilule entre autre) pourrait-il donner le même résultat ?
L.

On peut observer ce type de symptôme avec toutes les pilules, mais ça dépend des utilisatrices. De plus, la voie cutanée n’est pas identique à la voie digestive habituelle de la pilule. Donc, il n’est pas du tout impossible qu’une femme qui tolère bien la pilule (l’équivalent de Evra c’est la pilule Cilest) ne tolère pas le patch. Et si vous tolérez mal le patch, c’est qu’il n’est pas fait pour vous. Ce que je me demande c’est : pourquoi vous a-t-on proposé un patch au lieu de vous represcrire votre pilule habituelle, que vous tolériez bien ?

Si la réponse est "c’est plus pratique", alors je me demande pourquoi on ne vous a pas proposé un DIU ("stérilet") qui serait :
- plus pratique (vous pouvez le garder plusieurs années)
- non hormonal (si vous choisissez un DIU au cuivre)
- très peu d’effets secondaires - le principal étant une augmentation modérée de la durée des règles pour le DIU au cuivre
- thérapeutique (le DIU hormonal Mirena) si vous avez des règles spontanément abondantes et douloureuses
- économique : 1 DIU = 5 à 7 ans (Mirena) et jusqu’à 12 ans (DIU TT380 ou Gyne T380) d’utilisation... Ce qui est beaucoup moins coûteux que trois patchs par mois ou une plaquette de pilule par semaine.

Ayant eu deux enfants, vous n’avez probablement aucune contre-indication au DIU...
Mais si vous préférez une contraception hormonale, vous pouvez :
- soit revenir à votre pilule habituelle
- soit envisager l’utilisation d’un anneau vaginal (Nuvaring).
Vous trouverez des informations sur ces méthodes dans les pages ci-dessous :

Anneau vaginal :

http://masexualite.ca/fre/adultes/CN/nuvaring.cfm

DIU ("stérilet") :

http://www.martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=34



- DIU et perte de poids

J’ai 25 ans, je suis nullipare et mon gynéco m’a posé un stérilet depuis un mois. Voici ma question : l’été approche et comme beaucoup d’autres, j’ai entamé un régime. J’ai déjà perdu 4 kg et je compte en perdre une dizaine ; le stérilet peut-il se déplacer ? (j’imagine qu’on maigrit de partout, même des organes internes non ?)
O.

Encore une légende ; mais celle-ci, contrairement à l’idée selon laquelle les anti-inflammatoires-annulent-les-effets-du-DIU (légende, elle aussi), je n’en connais pas l’origine... mais qui ne correspond à aucune réalité perceptible. L’utérus est un muscle, et il n’y a pas de graisse dedans (seulement autour). Donc, une perte de poids n’a aucune raison de le faire "maigrir", (pas plus que le coeur et les poumons ne maigrissent quand on perd du poids : il n’y a que la graisse située sous la peau qui s’en va) ni de "déplacer" votre DIU, d’autant plus que votre utérus a une cavité toute petite, car vous n’avez pas encore mené de grossesse à terme. Le DIU y est donc bien en place. La seule chose qui pourrait le déplacer serait des contractions importantes... et vous le sentiriez : un DIU qui se déplace, ça fait mal. Si vous l’oubliez (comme c’est probablement le cas), vous n’avez pas de souci à vous faire.



- Pilule et pilosité

J’ai un problème de pilosité que je n’arrive pas à résoudre. A 19 ans j’ai été voir une gynécologue à cause de règles douloureuses. Elle m’a prescrit une pilule (laquelle, je ne sais plus hélas). Ne la supportant pas (prise de 4 kg en 2 mois) je l’arrête. Apparition des premiers poils au menton, coté droit uniquement. Je ne fais pas tout de suite le lien avec la pilule. Deuxième tentative de pilule à 22 ans (l’amour cette fois), re-prise de poids éclair et le coté gauche du menton se couvre... Je l’arrête également au bout de 2 mois. A 26 ans je découvre l’épilation définitive au laser. O joie indicible. Je prends rendez-vous. L’esthéticienne me dit que cependant, ça ne marche pas si le problème est d’origine hormonale. L’est-il ?

Le doute s’installe. A 27 ans, mon père souffrant pour la 4ème fois au moins d’une forte crise d’hyperthyroïdie, l’angoisse me prend et je vais faire examiner ma tyroïde par un endocrinologue et tant que j’y suis je lui pose LA question : La barbichette assez peu jolie il faut le dire est-elle d’origine hormonale ?

L’ami spécialiste rigole et me dit : c’est la pilule, ça arrive assez souvent, mais pas de panique il y a un traitement que votre gynécologue peut vous prescrire. Visite chez le gynécologue, prenez la Diane 35 et au revoir ma p’tite dame. Aujourd’hui, 29 ans, après deux ans de Diane 35 et une amélioration nette certes mais enfin pas concluante non plus, re-visite chez le gynécologue. J’ai toujours de la barbe, j’ai pris 12 kg (pour l’instant et je fais du sport !), bref je suis assez moche à mon goût mais comme grâce à Diane 35 j’ai pas de libido et que je suis de toute façon dépressive, hein ? Bref, ce matin je consulte et alors là c’est le grand bonheur : Elle me dit que ce n’est pas la pilule et que si j’arrête Diane 35 les quelques poils dont j’ai réussi à me débarrasser reviendront.

Si j’y tiens je peux consulter un endocrinologue (c’est une bonne idée ça tiens, je n’y aurais jamais pensé !) et qu’il me dira certainement la même chose. Seulement moi je trouve qu’au niveau timing la concordance entre la prise de la pilule et l’apparition de la pilosité est assez impressionnante.
Une fois je veux bien croire au hasard, deux fois ça devient louche... De plus, la notice de la Diane 35 dit qu’il faut continuer le traitement pendant quelques cycles après la disparition des symptômes. C’est donc bien qu’ils disparaissent, ces vilains symptômes, non ?

Ma gynécologue m’a dit ce matin de finir ma plaquette et d’arrêter la Diane 35 et de prendre rendez-vous chez l’endocrinologue en juillet. Elle a dit aussi que si je supportais mal la Diane 35 c’était même pas la peine de songer à Androcur.
Que faire ? Qui croire ? Y-a-t-il une solution médicale à mon problème oui ou non ? Ou dois-je aller chez l’esthéticienne régulièrement ?
A.

Oui, certaines pilules peuvent accentuer la pilosité, mais seulement chez des femmes qui sont déjà prédisposées. Donc, effectivement, je doute que la pilule (quelle qu’elle soit) soit la seule raison. En effet, quand c’est le cas, à l’arrêt de la pilule (comme entre 22 et 26 ans pour vous), tout rentre dans l’ordre. Ce qui n’a pas été le cas. Il en va de même pour la prise de poids, qui n’est pas due à la pilule elle-même (qui ne contient pas de calories) mais à la prédisposition de la femme à prendre du poids ou non pendant une grossesse. Car la pilule reproduit l’état hormonal de la grossesse...

Ce qui me fait penser qu’il est justifié d’aller voir un endocrinologue, ce n’est pas seulement la pilosité, mais la pilosité associée à la prise de poids régulière, apparemment (vous ne dites pas combien vous mesurez, ce qui aiderait à savoir si vous êtes en surpoids ou non).

Quelques questions : quand vous ne prenez pas la pilule, avez vous un cycle régulier (des règles à peu près tous les mois) ? Avez-vous encore, à 26 ans, des règles douloureuses ? Avez-vous déjà eu au moins un enfant ? Vous a-t-on fait des échographies des ovaires ?

Je vous pose ces questions car les problèmes endocriniens qui s’accompagnent d’une pilosité et d’une prise de poids ne sont jamais liés au fonctionnement de la thyroïde (et les maladies de la thyroïde ne sont pas héréditaires) mais souvent liés au fonctionnement de l’ovaire (pas toujours, mais souvent). Les troubles de ce type s’accompagnent parfois d’une irrégularité du cycle (Est-ce votre cas ?) et de l’apparition de kystes ovariens. Cela, l’endocrinologue devrait le rechercher si les gynécos ne l’ont pas fait (et si tel est le cas, ils auraient dû).

En tout cas, avant de vous proposer un traitement, je pense que la sagesse serait qu’un endocrino refasse le point de cette hyperpilosité, en retraçant son histoire avec vous, et formule une hypothèse sur son origine.

Parfois, on ne trouve aucune anomalie endocrinienne, parce qu’il n’y en a pas. Mais certaines femmes - sans être "malades" ou "anormales" pour autant - sont plus "sensibles" aux hormones masculines que leur ovaire fabrique, et ces hormones produisent sur leur peau une pilosité envahissante. (De même qu’à l’inverse certains hommes, sans être "anormaux" pour autant, n’ont pas du tout de poils sur le thorax, ou sont chauves...) La solution est alors, exclusivement, l’épilation périodique, et il vaut mieux, en guise de contraception, se tourner soit vers une pilule adaptée (Diane, ici, ne l’est pas puisqu’elle assomme votre libido), soit vers une méthode non hormonale (DIU au cuivre).

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