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Comment étudie-t-on le fonctionnement du cerveau ?
"’Odyssée", France Inter, le 14 Mai 2003
Article du 18 avril 2005

Le cerveau est probablement l’organe le plus mystérieux du corps humain. Réfléchissez déjà au paradoxe qu’il y a à essayer de penser le fonctionnement du cerveau, puisque le cerveau est justement ce qui nous sert à penser...

Pour en étudier le fonctionnement, les méthodes ne manquent pas. La première, évidemment, est l’anatomie. En ouvrant le crâne des morts on a pu décrire le cerveau ; en le découpant en tranches et en examinant ces tranches au microscope on a découvert qu’il était composé de cellules particulières, les neurones (on a fait ça avec le cerveau d’Einstein, et on a constaté qu’il était identique à celui de n’importe qui) ; en étudiant le comportement des patients qui souffraient de lésions localisées du cerveau, on a mis en évidence le fait que certaines zones ont des fonctions particulières, etc.

Mais que se passe-t-il exactement, dans ces zones du cerveau ? Aujourd’hui, des méthodes d’explorations plus sophistiquées et moins agressives que l’autopsie permettent d’ obtenir des images en trois dimensions du cerveau en action, pendant qu’un sujet effectue des activités déterminées. En mesurant la quantité de sang qui passe dans cette zone à ce moment-là - car le cerveau a besoin d’oxygène et de sucre pour fonctionner - les méthodes d’imagerie moderne (tomographie par émission de positons et résonance magnétique fonctionnelle) permettent ainsi observer quelle zone du cerveau travaille, pour une tâche donnée, et cela au millimètre près !

Initialement, ces méthodes d’explorations étaient conçues pour étudier les relations entre le fonctionnement du cerveau et les activités physiques volontaires (le mouvement d’un bras, par exemple) ou automatiques (le rythme cardiaque, la digestion). Mais l’imagerie cérébrale intéresse également les psychologues et les psychiatres. On a pu ainsi au début observer comment réagissait le cerveau à la perception visuelle d’un objet, ou d’un mot isolé.

Aujourd’hui, certaines équipes utilisent l’imagerie cérébrale pour étudier des processus beaucoup plus complexes, comme la réflexion mathématique ou les émotions. Bien sûr, pour comprendre le fonctionnement du cerveau les chercheurs contemporains n’ont pas seulement recours à l’imagerie, mais aussi à l’étude comparée et méthodique des comportements de l’animal et de l’homme.
Le champ d’exploration est évidemment immense, et complexe, mais passionnant, y compris pour les non-spécialistes comme vous et moi.

Justement, une nouvelle revue grand public se penche sur le sujet. Elle s’intitule Cerveau & Psycho, c’est un trimestriel et le numéro 1 est sorti le mois dernier.
Ce premier numéro est consacré à l’intelligence. J’y ai glané quelques petites choses amusantes : vous savez certainement que les Shadoks ne savent compter que jusqu’à quatre ? Eh bien, il semble que le cerveau animal et humain ne compte que jusqu’à cinq, car il contient seulement cinq classes de neurones sensibles à la quantité. Pour apprécier un groupe d’objet de plus de cinq, l’homme utilise d’autres régions du cerveau que celles qui servent à compter.

Un autre article explique pourquoi, dans le brouillard, alors qu’on devrait ralentir, la plupart des conducteurs accélèrent, en raison d’une illusion d’optique.
J’ai aussi relevé aussi cette intéressante observation faites par deux femmes chercheurs : quand on donne des jouets à de jeunes singes, on observe que les femelles jouent plus avec les poupées que ne le font les mâles. Cette sexualisation du comportement serait-elle héréditaire ? Rien n’est moins sûr, car elles jouent aussi plus à la dinette que les mâles. Et il est peu probable qu’on trouve un jour un gène de la dinette....

Oui, l’étude du comportement a encore beaucoup de choses à nous apprendre...

Cerveau et Psycho, n°1 mars-juin 2003

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