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Contraception et gynécologie >


Contraception : Questions / Réponses 21
Article du 16 janvier 2005

Les sujets abordés cette semaine :
- DIU après conisation
- Retrait de l’implant
- DIU et règles abondantes
- Anneau vaginal
- Pilule et Libido
- La pose du DIU est-elle toujours douloureuse ?


- DIU après conisation

J’ai 34 ans. J’ai eu un cancer du col invasif détecté en août 2003. J’ai subi 2 conisations. Je n’ai subi aucun traitement (chimio ou rayon). Le chirurgien de C. m’a dit qu’il n’y avait pas de contre indication pour reprendre la pilule (c’était 8 mois après la dernière conisation). Je l’ai donc reprise en septembre 2003. Début 2004, j’ai eu des maux de tête, j’ai pris un peu de poids, j’ai fait de l’hypertension. Au printemps, j’ai vu mon ostéopathe qui m’a dit que c’était une folie de prendre un contraceptif hormonal avec mes antécédents médicaux. J’ai donc arrêté.

Je me suis renseignée sur les méthodes non hormonales. J’ai envisagé le stérilet. Le professeur qui m’a fait la première conisation n’était pas du tout opposé au fait de me mettre un stérilet, le seul problème est qu’après 2 conisations, il y a donc de ça 2 ans, mon col est extrêmement sensible. La pose du stérilet ne serait envisageable que sous anesthésie. Mon osthéo m’a fait préciser que je n’avais aucune douleur lors des rapports alors qu’on peut penser que le sexe de mon partenaire puisse toucher aussi mon col.
Actuellement, nous pratiquons le retrait. Je n’ai pas encore eu d’enfant. On en veut mais pas tout de suite.
Pensez-vous que mon col deviendra moins douloureux avec le temps, permettant ainsi d’envisager la pose d’un stérilet sans anesthésie ?
C.

Il n’est pas interdit de prendre une contraception hormonale après un cancer du col traité et guéri (ce qui semble être le cas), car la pilule n’a pas d’effet sur un cancer du col (elle est contre-indiquée, en revanche, chez une femme ayant eu un cancer du sein). Et, si le médecin était très angoissé (et vous avait communiqué votre angoisse), on aurait parfaitement pu vous prescrire une pilule contenant seulement des progestatifs ou bien un implant, qui ne sont jamais contre-indiqués. Cela dit, je pense, comme vous, que la pose d’un DIU est parfaitement légitime.

Si vous n’avez pas d’enfant, vous pouvez vous faire poser un DIU au cuivre de marque "UT 380 short" (court). Maintenant, une question : comment sait-on que votre col est "sensible" ? Est-ce quand le gynéco y touche ? Car s’il n’est pas sensible au moment des rapports, il est très possible qu’il ne soit sensible... que si on est un peu brutal avec lui ! (autrement dit : quand le gynéco met une pince dessus, par exemple). Mais il n’est pas du tout nécessaire de mettre une pince sur votre col pour vous poser un DIU. Il m’est arrivé (rarement) de faire une anesthésie locale du col pour poser un DIU à une femme sans enfant. Mais le plus souvent, la prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, 400 mg une heure avant la consultation) suffit pour que la pose ne soit pas douloureuse, ou pas plus qu’une vague crampe comme on peut en ressentir pendant les règles.

NB : votre cancer du col était-il vraiment invasif ? ou bien "in situ" ? S’il avait été invasif, en principe, il aurait justifié un traitement supplémentaire. Là encore, je suis un peu perplexe...

C’est le Docteur D.M. de C. qui m’a dit que mon cancer était invasif. Je n’ai pas eu de traitement après les conisations car, après analyse des prélèvements de la première conisation, les cellules cancéreuses étaient très proches du bord externe de la matière enlevée. J’ai eu une IRM pour voir s’il y avait un dérèglement cellulaire alentour (cancer invasif ?). Rien n’était visible. Mon dossier a été transmis à C. Le staff a décidé une deuxième conisation pour s’assurer que des cellules n’étaient pas allées plus loin, notamment dans le système lymphatique. L’analyse des prélèvements a montré que ce prélèvement était sain. Tout avait donc été enlevé dès la première conisation. Le docteur D.M. a demandé à analyser à nouveau le prélèvement de la première conisation faite à la clinique H. par le docteur H.

Je suis suivie à C., tous les ans, ils me font un frottis. J’en ai eu deux dans l’année qui a suivi les interventions chirurgicales et il n’y avait aucun signe inquiétant. Dans trois mois, ils me feront une colposcopie. J’aurais tendance à m’inquiéter après votre question sur la nécessité éventuelle de traitement post-intervention à cause de la notion de "cancer invasif". Mais je me rassure en me disant que plus rien n’apparaît sur les frottis effectués depuis.

Psychologiquement, j’ai intégré la maladie, la guérison (enfin), j’avais peur d’une récidive car je fais partie des gens qui pensent que ce type de maladie n’arrive pas comme ça, même si elle est due à une infection par HPV et que je suis une enfant DES, que je l’ai développée en partie à cause de ce que j’ai pu vivre (peur de l’abandon, angoisse, etc...). Elle est le signal d’alarme quand la vie qu’on mène n’est pas en harmonie avec ce que l’on veut, avec ce que l’on est. J’ai fait un travail sur moi ( et ce n’est pas fini) pour comprendre et ne pas reproduire des schémas comportementaux qui selon moi pourrait redonner une place à cette mauvaise surprise.
C.

Merci de cette précision ; je comprends mieux : c’était un cancer invasif (localement) mais tout a été retiré, ce qui explique qu’on ne vous ait pas fait de traitement complémentaire, et on a bien fait. Mais c’est plus clair quand on sait ce qu’il y avait dans le prélèvement. Evidemment, ça ne change rien à ce que je vous ai dit sur la contraception. Encore une fois, si vous voulez qu’on vous pose un DIU, si votre col est très sensible au toucher on peut parfaitement vous le poser sous anesthésie locale du col, pour que ça se passe bien. Ca m’est arrivé de le faire une ou deux fois en vingt ans, mais c’est très facile à faire. (Il faut juste attendre 7-8 minutes que l’anesthésie ait fait son effet).

A propos de ce que vous écrivez sur les "causes" de votre cancer. Je pense raisonnablement que le HPV et les antécédents DES en sont des causes suffisantes, il n’est pas nécessaire que vous alliez invoquer des causes psychologiques et vous en vouloir d’avoir vécu (la vie, c’est risqué !) ... Mais pour y voir plus clair (sur la manière dont nous avons tous tendance à invoquer, après coup, des causalités) je vous recommande la lecture de "Parler d’amour au bord du gouffre" de Boris Cyrulnik (Ed. Odile Jacob). C’est une lecture très constructive et apaisante quand on cherche du sens aux événements traumatisants de sa vie.

J’apprécie Cyrulnik, je vais lire ce livre, et tenter de me détacher d’une explication
psycho-socio-émotivo-traumato quelconque.
Quel est l’impact du Distilbène sur un dérèglement cellulaire, pourquoi ce médicament pris par la mère peut-il engendrer de telles maladies chez ses enfants ? Sur quoi agit-il (ou a t’il agit) ?
C.

Je ne connais pas le mécanisme exact (je pourrais chercher et trouver ce qu’on en sait) mais sachez que si le médicament a été administré à votre mère, il a agi pendant sa grossesse sur votre organisme en formation : beaucoup de médicaments passent du sang de la mère dans le sang de l’embryon puis du foetus, à travers le placenta. C’est sur vos cellules que le distilbène a agi. Mais certaines cellules ne se désorganisent qu’au bout de plusieurs années après avoir été agressées par une substance toxique ou un virus, ou avoir subi des dommages au niveau de leurs chromosomes.

Les cancers mettent de nombreuses années avant de se déclarer car les cellules cancéreuses sont régulièrement éliminées par les cellules normales. Quand elles sont trop nombreuses pour être éliminées, elles se multiplient plus vite, et finissent par envahir le tissu dont elles sont issues. Mais cela prend souvent des années.
Bonne lecture. Puisse-t-elle vous rassurer sur le fait que vous n’êtes pour rien là-dedans. Les responsables de votre cancer sont le laboratoire qui a commercialisé pendant des années un médicament dont il connaissait la toxicité et, en France, les médecins qui ont continué à le prescrire par ignorance, par bêtise ou par manque de souci de leurs patientes.



- Retrait de l’implant

Après avoir lu votre livre fort intéressant (contraceptions, mode d’emploi) et m’être renseignée encore par d’autres sources (Internet entre autres), je me suis fait poser un implant. Super, pendant 3 ans, aucun souci.
Par contre, le problème se pose maintenant. Je veux le faire enlever, je vais voir ma gynéco. Pendant 1 heure, elle s’affaire, mais l’implant ne sort pas. Elle me dit que chez les femmes minces (ce qui est mon cas), l’implant est pris par une masse fibreuse musculaire, alors qu’il devrait être entouré de graisse. Bref, une petite cicatrice et des douleurs pour rien. Elle m’envoie donc dans un hôpital spécialisé à Strasbourg (CMCO), et un jeune médecin me propose de le retirer (il a soi-disant l’habitude) aidé par une infirmière. Le scénario est exactement le même, au bout d’une heure 30 d’acharnement, je repars toujours avec mon implant, et une 2ème cicatrice.

On me propose donc maintenant une intervention au bloc opératoire, avec visite chez le radiologue, puis chez l’anesthésiste, soit une journée d’hôpital de jour, pour le retirer, avec une 3ème cicatrice et des points de suture.
Je voulais quand même vous dire que je suis en colère, et jusqu’à présent, je n’ai encore jamais lu que le retrait de l’implant était si compliqué et si galère. Est-ce que je suis une exception parmi les exceptions, ou ce retrait d’implant est-il un problème pour de nombreuses femmes ? Si j’avais su comment le retrait se passerait, bien entendu, jamais je ne l’aurai jamais fait poser. Or, personne ne mentionne cet inconvénient, ni vous dans votre livre, ni nulle part ailleurs.

Je trouve également que pour la sécu qui veut faire des économies, ce n’est pas l’idéal ; une visite chez la gynéco, une visite aux consultations de l’hôpital, et une journée d’hospitalisation avec un arrêt maladie. Je ne m’attendais pas à ça !
A.

Aïe aïe aïe. Oui, ça arrive. Rarement, mais ça arrive.
Dans deux cas :
1° quand il a été posé trop profondément. En principe, s’il est sous la peau, il n’a pas de raison d ’être dans un muscle. S’il est dans un muscle, c’est qu’il a été mal posé.
2° Quand on ne cherche pas l’implant où il faut. Le sentiez-vous, sous la peau, avant qu’on essaie de le retirer ? La règle de prudence est celle-ci : si on ne le sent pas, il faut le repérer très précisément, par échographie (la radio ne le montre pas), une échographie effectuée par quelqu’un qui a l’habitude de la faire. Et quand il est repéré on le retire, mais seulement à ce moment là.

Je vais vous poser une question bête. Pourquoi le faites-vous retirer ?
- si c’est pour en mettre un autre, on peut très bien vous laisser celui-ci et en mettre un autre de manière superficielle, en position strictement sous-cutanée (sous la peau) , ailleurs - sur l’autre bras, afin de ne pas avoir à faire face au même problème. Pour éviter d’avoir de nouveau à vous embêter. C’est un plastique inerte. Il n’y a pas de danger à le garder si on n’arrive pas à le localiser.
- si c’est pour être enceinte d’ici quelques mois, vous pouvez aussi le laisser et attendre que son effet s’estompe. D’ici 6 mois il ne sera plus efficace
- si c’est pour changer de contraception, vous pouvez très bien vous mettre sous pilule ou vous faire poser un DIU sans l’enlever (on rejoint le premier cas de figure).
Donc mon conseil est celui-ci : avant tout, allez vous faire faire une échographie de la zone où il a été posé. Si on ne le voit pas, ne laissez personne vous inciser la peau à nouveau, mais prenez les dispositions qui correspondent à l’une des situations ci-dessus. Inutile de vous faire opérer pour enlever un bout de plastique qu’il n’y a aucun risque à laisser là où il est.



- DIU et règles abondantes

J’ai fait un p’tit écho de notre conversation sur le forum de Chiennes de Garde, et l’une d’entre elles m’a répondu que depuis qu’elle avait un DIU (je veux perdre l’habitude de parler de "stérilet") : "Le seul petit inconvénient pour moi c’est d’être obligée de produire chaque mois quelques "litres" de sang pour remplacer les litres perdus. Je crois que mon organisme s’est habitué à ce retour de "champ de bataille" en grande blessée mais je me passerais volontiers d’un ou deux jours assez anémiés."
Et je ne trouve ça ni très positif, ni très rassurant... Elle n’est pas sûre d’avoir un
tt380.
A.

Ca peut arriver (c’est loin d’arriver à toutes les femmes, cela dit), mais quand ça arrive il existe un traitement simple : prendre pendant les 48 premières heures des règles 400 mg (2 cp) trois fois par jour d’ibuprofène (un anti-inflammatoire mineur en vente libre sous ce nom et contenu aussi dans Advil, Nurofen, Nureflex...) . Le plus souvent, ça suffit à diminuer de beaucoup les règles, et les éventuelles crampes que certaines femmes (encore une fois, pas toutes) ont pendant leurs règles (mais ces femmes en ont même si elles n’ont pas de DIU). Souvent, les femmes qui ont des règles abondantes au tout début du port du DIU prennent de l’ibuprofène pendant leurs règles pendant 4 ou 5 mois et cessent ensuite parce que le flux est devenu acceptable.

Malheureusement cette recette simple, efficace et peu coûteuse n’est pas délivrée par les médecins français alors qu’elle l’est dans les pays scandinaves et anglo-saxons depuis des lustres. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’une prétendue "sommité" française a un jour (il y a 30 ans...) déclaré que les anti-inflammatoires inhibent les effets du DIU (et provoquent des grossesses), ce qui était une affirmation purement gratuite (jamais vérifiée par les multiples études sur le sujet) mais qui a encore force de loi en France.
Ah, l’argument d’autorité... !

Bref, c’est faux. Car, si c’était vrai, les anglo-saxons n’auraient pas manqué de le remarquer. A l’heure actuelle, aucun médicament connu ne diminue les effets d’un DIU au cuivre, tout simplement parce que ce sont les ions (les atomes) de cuivre qui sont toxiques pour les spermatozoïdes. Et non une hypothétique "réaction inflammatoire" due au DIU dans l’utérus (un DIU ne provoque pas d’inflammation : il est contraceptif par contact, comme un spermicide).

Bien sûr, vous pouvez passer le message à votre correspondante des "Chiennes de garde" : il n’est vraiment pas indispensable qu’elle ait des règles aussi abondantes que ça.
Certains DIU font saigner plus que d’autres (les Gynelle et MLCu, en particulier, à cause de leur forme en "parapluie"). Ce n’est pas le cas du TT 380.
Mais encore une fois, c’est très variable d’une femme à une autre, et dans mes vingt ans d’expérience, j’ai très rarement vu des femmes obligées de changer de DIU pour cette raison quand on leur avait conseillé de prendre de l’ibuprofène deux ou trois jours par mois.

A noter aussi que le DIU semble diminuer la fréquence des cancers de l’endomètre (paroi intérieure de l’utérus) précisément en favorisant l’élimination des cellules potentiellement cancéreuses au cours des règles (mais ça ne veut pas dire qu’il faut saigner pour ça ! D’ailleurs, la pilule protège aussi contre le cancer de l’endomètre, via le bloquage de l’ovulation et en empêchant temporairement l’endomètre de se s’épaissir - donc, les cellules de s’y multiplier et des cellules cancéreuses d’y apparaître).



- Anneau vaginal

Je n’ai pas trouvé d’informations sur votre site sur l’anneau vaginal.
Je me présente. Femme de 43 ans. 4 enfants (la dernière grossesse à 39 ans, gémellaire). Ma gynéco m’a prescrit un anneau vaginal (je ne prenais plus de contraception depuis quelques années, le préservatif nous convenant très bien à mon mari et moi même depuis de nombreuses années), car j’ai un endomètre épaissi et le DIU ne me traiterait pas. Elle m’a conseillé la prise de pilule et l’anneau (j’ai tendance à oublier les prises de médicaments si prolongées).
La marque de l’anneau est
Nuva Ring.
R.

Merci de votre message, qui me laisse un peu perplexe. Je me demande ce que signifie "un endomètre épaissi" ? Votre gynécologue vous l’a-t-elle précisé ? Je ne comprends pas pourquoi elle vous a conseillé l’anneau, qui a les mêmes inconvénients vasculaires que la pilule après 40 ans, et dont la fiabilité n’est pas bien connue, étant donné le faible recul dont on dispose. Le seul avantage, c’est qu’on ne l’oublie pas. Mais je ne comprends vraiment pas quel pourrait en être l’intérêt pour vous. Une contraception permanente comme un DIU (au cuivre ou hormonal) vous laissera bien plus tranquille.



- Pilule et Libido

Je suis depuis plus de 2 ans "sous les effets de la pilule Moneva" et je constate depuis que j’ai une absence quasi totale de libido... (et : jambes lourdes, mauvaise digestion, une peau parfaite...). Le mois dernier, et autant dire que ça m’arrive assez souvent depuis que j’ai rencontré mon concubin, j’ai oublié de prendre ma pilule au moins 4 fois dans le mois, et j’ai retrouvé ma libido perdue....
Puis je continuer ainsi, sachant que cela m’arrange beaucoup....j’ai l’impression de revivre.
A.

Euuuuh... Tout dépend de ce que vous voulez. Si vous voulez retrouver la libido ET faire un bébé, arrêtez la pilule tout de suite. (Oui, la pilule peut faire baisser la libido, ce n’est pas un effet de votre imagination). Si vous voulez retrouver la libido SANS faire de bébé, je pense qu’il vaut mieux passer à une contraception qui n’agit pas sur la libido, la plus efficace étant le DIU ("stérilet") (les préservatifs féminins et masculins n’agissent pas non plus sur la libido - enfin pas directement - mais ils ne sont quand même pas tout à fait aussi confortables.
Si vous voulez savoir comment vous faire poser un DIU, allez voir les pages suivantes :

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=427

et

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=393

Une autre solution consiste à prendre votre pilule en permanence (sans arrêter du tout : vous enchaînez plaquette après plaquette).
Conséquences :
- 1° pas de règles (certaines femmes en sont contentes, d’autres pas)
- 2° si vous oubliez un comprimé de temps en temps, (au maximum, sept comprimés de suite, comme pendant la semaine ou vous arrêtez) le risque de grossesse est quasi-nul. En revanche, ça peut "booster" votre libido le jour suivant...
- 3° il peut arriver, si vous oubliez deux ou trois comprimés de suite, que vous ayez de petits saignements (des mini-règles) après deux ou trois jours d’oubli. Ca n’a rien de grave...

Une autre solution intermédiaire consiste à essayer une pilule différente, qui contienne un progestatif plus "androgénique" (plus "libidinal") comme Minidril ou Adépal. Mais si vous aviez de l’acné avant, vous risquez de le voir réapparaître.


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