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D’ écrire mes lectures
par Raphaël Monticelli
Article du 8 juillet 2004

Raphaël Monticelli est enseignant. Depuis le début de sa carrière, dans les années 70, il a initié à la lecture et à l’écriture, avec chaleur et humour, des centaines d’adolescents. C’est un des "enseignants modèles" dont j’ai un jour parlé dans une de mes chroniques de France Inter. Je suis heureux et honoré de publier ce texte.

MZ/MW



Lors d’une discussion avec des gens avec qui je travaille, au rectorat, s’est posée la question de ce que peuvent -ou doivent- lire les jeunes gens quand ils sont au lycée. Comme toujours dans ces cas là, il a été question de listes de livres à lire... Et comme d’habitude, on s’est tourné vers les profs de français.
Je suis prof de français...

Mais j’ai toujours eu du mal à faire des listes de lecture.
Je sais qu’il y a des livres qu’il faut absolument lire et avoir lus.
Mais je ne sais pas faire de liste...

Alors, voici ma façon d’aborder la chose.

Pour lire, il faut d’abord installer son corps...
On peut lire dans toutes sortes de position, et dans n’importe quel lieu, bien sûr... Moi je fais beaucoup ça dans les bus et les trains... je lisais beaucoup dans les cafés, quand j’étais jeune. Mais je n’ai jamais su bien lire à la plage. J’ai toujours aimé lire en marchant, par exemple... ça fait partie de mes plus beaux souvenirs de lecture... Evidemment, on ne lit pas la même chose en marchant ou en sirotant son café ou une bière... On ne lit pas la même chose quand il y a des gens et quand on est seul.

Par exemple, je garde dans ma mémoire les "Poèmes saturniens" de Verlaine, que j’ai commencé à lire, en 3ème, sur le chemin du lycée. Me revient même en mémoire l’odeur des livres de poche de cette époque là...
Je vais vous dire pourquoi j’aimais ça : un poème de Verlaine c’est une petite musique, c’est court, c’est vif, c’est simple, mais on peut le relire dix fois, on aura toujours des impressions différentes...
En marchant, un poème de Verlaine, ça prend à peine une minute, à lire... Puis on ferme le livre, on continue à marcher, et le poème continue à faire ses petites vagues dans notre tête. De petits échos... C’est un bel accompagnement de promenade. Une conversation curieuse. Je lisais un poème. Je fermais le livre. Je marchais, je laissais les images du texte venir et croiser celles que je voyais dans la rue... Je rouvrais le livre, reprenais le même texte ou un autre... Verlaine m’accompagnait au lycée. C’est devenu un bon copain.

Verlaine m’a fait connaître Rimbaud, que j’ai commencé à lire de la même façon. J’ai commencé par les "Illuminations", en fin de 3ème ou début de 2nde. J’ai souvenir, en effet, de soleil et de vêtements légers. L’air aussi était léger, et les textes de Rimbaud... Comment vous dire... Incompréhensibles... Et en même temps, il n’arrêtaient pas de rouler leur questions en moi-même. Rimbaud est devenu l’écrivain de ma vie. Aujourd’hui encore je trouve que sa poésie fait partie des plus belles choses jamais écrites et elle demeure à beaucoup d’égard encore une énigme pour moi...

Cela me permet de vous dire qu’on ne comprend pas toujours tout ce que l’on lit. Et ne pas comprendre ça n’est ni mal ni bien... ça fait partie du jeu : comme quand on est en pays étranger, ou quand on est enfant : on comprend, on ne comprend pas, ça n’est ni mal ni bien ; on sait que quelqu’un est là qui parle, qu’on entend, et qu’on apprend. Il y a des textes que je comprends mal (que j’ai du mal à comprendre) et que j’aime lire et relire (ils font venir des images, ils ont un rythme, ils ravivent des petites musiques) ; et d’autres que j’ai l’impression de trop bien comprendre, et que je n’aime pas, ou qui m’ennuient...

Evidemment, je ne lis pas seulement quand je marche. Mais c’est la première image de plaisir qui m’est venue, Verlaine et Rimbaud et la marche.

J’ai toujours conseillé à mes élèves d’être très attentifs à leur attitude, à la position de leur corps, à l’environnement... Le premier livre que j’ai décidé de lire... J’avais 7 ou 8 ans... Nous n’avions pas de livre à la maison. J’ai retrouvé, oublié dans un fond de tiroir d’un secrétaire acheté d’occasion, un recueil de nouvelles... Là encore j’ai gardé des souvenirs très précis de tout ça. Avant d’ouvrir ce livre, comme miraculeusement préservé et qui m’était mystérieusement donné, j’ai mis du temps... Je raconterai ça une autre fois... Et j’ai choisi un endroit pour l’ouvrir et le lire. Je raconterai ça une autre fois, peut-être.

Il faut être attentif à l’endroit... Certains livres demandent des précautions, des délicatesses... Notre corps aussi demande des attentions, et nos yeux de la lumière. Je n’ai jamais su lire au soleil, ni dans la pénombre. J’ai essayé avec des lampes qui n’éclairaient que le texte, ça se faisait beaucoup dans le temps, je n’ai jamais pu lire de cette façon...

Certains aiment ça : c’est la lecture à la lueur d’une chandelle (il y a un très beau livre de Bachelard sur ce sujet), n’est-ce pas ? J’ai des amis qui aiment lire sous une lumière rare. Moi, j’ai besoin d’espace et de clarté. Chacun doit trouver son lieu, sa chaise ou son fauteuil, son endroit, sa luminosité, la position de ses bras et de ses pieds. On croit que c’est secondaire... Non, non. C’est très important. Lire, c’est une affaire physique : pour lire il faut s’installer...Il y a sans doute un type d’installation par lecteur... Peut-être y a-t-il un type d’installation par livre.

Il faudrait, à ce point précis, parler de tout le travail musculaire de la lecture : d’abord le travail des yeux... Puis le travail des lèvres et de la bouche...
Il y a des livres qu’il faut lire à bouche close et à lèvres immobiles, sans quoi on se perd, on va trop lentement, on ne comprend plus rien.

Il y en a d’autre qu’il faut murmurer dans un souffle : c’est vrai pour la poésie, par exemple, Verlaine, Rimbaud, René Char, ou, plus près de nous, Bernard Noël, Werner Lambersy... ça doit se lire à voix basse ou à chuchotis. Il faut faire passer le texte doucement par la langue, les lèvres et les oreilles. Et se le répéter. Un peu comme si on cassait, doucement, une noix...

Il y en a d’autres qu’il faut parler haut ou même hurler : je vous assure que Rabelais (ou Homère, ou Virgile, ou Hugo) dit à haute voix, c’est beaucoup plus clair, et c’est, quand on s’y prend bien, un plaisir... sportif ? Physique, en tout cas, quelqu’un disait que la poésie est un plaisir "musculaire".

A ce propos, essayez donc de trouver "Ecrits sur une écaille de Carpe" de Werner Lambersy... J’ai eu tout un échange de correspondance avec un lycéen, alors en 1ère scientifique, sur ce livre... c’est un beau livre -dès le titre- pour s’exercer à la lecture de la poésie à dire à voix basse...


A propos des textes que j’ai eu du mal à lire...
Je disais la difficulté que j’avais eue (que j’ai parfois toujours) à comprendre Rimbaud... Il en est bien d’autres !! Par exemple : je n’ai jamais lu Proust, ni Balzac, ni Flaubert, ni Joyce...
Je ne parle là que de quelques auteurs parmi ceux que j’aime le plus.
Quand je dis que je ne les ai jamais lus, ça ne veut pas dire que je ne les connais pas et que je n’ai jamais ouvert "Un amour de Swann", "Le père Goriot", "L’éducation sentimentale" ou "Ulysse" et "Finnegan’s Wake". Ça veut dire que je n’ai pas été capable d’une lecture systématique pour aucun de ces auteurs là. Au moins quand j’étais jeune.

Joyce est celui qui m’a donné le plus de mal et chez qui j’ai été... c’est paradoxal... le plus à l’aise : qui est capable de lire "Finnegan’s Wake" d’une traite ? C’est un livre qui semble partir dans tous les sens, alors, eh bien, le lecteur peut tout aussi bien se donner des modes de lecture un peu... explosés. Quand à Ulysse... Eh bien non, je ne l’ai jamais lu d’une traite d’un bout à l’autre. j’ai tort, certainement...

Mais, comment dire, trop massif, trop fort pour moi, l’Ulysse de Joyce. Et j’y reviens très souvent, le reprends, m’y plonge, littéralement et puis... Eh bien, sans doute, mon souffle de lecteur est un peu court. Oui, j’aime Joyce, comme on aime ces sommets qu’on a du mal à escalader. Et je sais qu’il fait partie, pour moi, des Monts blancs ou des Everest...

Balzac, c’est différent... Je me suis lontemps demandé pourquoi il me donnait tant de mal. Je ne l’ai compris qu’il y a deux ans (j’ai 56 ans, aujourd’hui !!). Il est, évidemment, l’un de nos plus grands romanciers. Eh bien c’est cela, justement, qui me donne tant de mal : en relisant les "Illusions perdues", j’ai compris pourquoi le jeune homme que j’étais avait tant de mal avec Balzac : c’est que Balzac est, à proprement parler, hallucinant.

Au fur et à mesure que je le lis, c’est tout un monde qui se dresse. Un monde terrible. Un monde menaçant, broyeur d’espoir. Une mécanique terrible. Aussi terrible que la vie. C’est du grand art, Balzac, Et c’est ça qui fait que tout à la fois, je vais vers lui sans cesse et que sans cesse il m’effraie...

Un de mes amis est devenu écrivain après avoir lu tout Balzac (tout Balzac !! C’est monumental !!) tout Balzac, en une seule traite, dans un grenier, durant les grandes vacances de ses 14 ans... Mon ami est un grand lecteur de Balzac. Et c’est aujourd’hui un grand romancier. Je parlerai peut-être de lui plus loin, ou une autre fois....

C’est aussi à cause de sa force que Proust m’a donné du fil à retordre. L’un de ses premiers lecteurs, qui présentait "A la recherche du temps perdu" dans une revue, écrivait à propos de la complexité de Proust, de la qualité de son analyse psychologique, de la puissance et du souffle de sa phrase, qu’il avait envie de lui crier "Arrêtez ! Mais arrêtez ! Ce que vous faites est diabolique ! Comment pouvez-vous aller aussi loin dans l’analyse ? Arrêtez !". Je sais le plaisir qu’on prend à lire Proust, et combien il apporte à notre intelligence quand on l’a un peu apprivoisé, mais je sais aussi combien on peut s’y perdre, y perdre son souffle...

D’une certaine façon, Flaubert, ou Stendhal sont plus accueillants... Et pourtant... J’ai lu "Le rouge et le noir" alors que j’étais encore tout jeune. J’ai connu, avec Stendhal, les mêmes types "d’effets de réel" qu’avec Balzac. Mais Stendhal était plus facile pour moi.

Peut-être parce que le héros du "Rouge et le Noir", Julien Sorel, est encore un tout jeune homme ; peut-être pace qu’il y a des oppositions bien nettes, entre le "rouge", l’armée, le souvenir de Napoléon 1er et des guerres de l’empire, et le "Noir", les prêtres, le clergé, et la société de la restauration, dans les années 1830... peut-être parce qu’il y a de belles histoires d’amour, tendres et féroces...

Je l’ai lu d’une seule traite, et avec grand plaisir. Mais voyez-vous, la fin du roman m’a été insupportable... Entre 13 et 22 ans, j’ai dû lire dix fois "Le Rouge et le Noir", et 10 fois, je me suis arrêté avant la fin, parce que je ne supportais pas la dernière scène et la dernière image... Et puis, je suis devenu prof de français. J’ai eu des élèves de 1ère. J’ai mis "Le rouge et le noir" au programme des ?uvres complètes, comme c’était possible à l’époque. Et j’ai pu le lire jusqu’au bout. Pour mes élèves. Ou grâce à eux.

Il y a quelques jours, je lisais un livre bien plaisant et bien facile, qui a été publié il y a deux ou trois mois "Le bleu du Galet", de Michel Séonnet... J’en parle ici parce que, si aisé qu’en ait été la lecture, il y avait, dans sa phrase un peu éclatée, ses références nombreuses et rapides, cette même impression qu’il y en a trop, qu’il en met trop, qu’on n’a pas le temps, ou l’intelligence, de tout comprendre, de tout assimiler ; l’impression que l’auteur vous grignote la tête. "Arrêtez ! Arrêtez !"...

Un philosophe grec disait à ses élèves : "Lisez cinq minutes, puis méditez un quart d’heure sur ce que vous avez lu".


De quelques livres que j’ai lus facilement
Certains livres qui sont restés inscrits dans ma mémoire et qui ont, en partie au moins, orienté ma vie, m’ont été aisés et plaisants d’approche... Ils sont nombreux. Si nombreux que je ne saurais les citer tous... sans que ça fasse une liste... Mais bon... essayons...

Le premier auteur dont je parlerais, c’est Edgar Poe. J’ai été happé par les "Histoires extraordinaires". Il est vrai que j’aime particulièrement tout ce qui témoigne d’intelligence, enquête, fantastique... Dans le même ordre d’idée, me restent en mémoire des textes comme "Le Horla" de Guy de Maupassant...

A vrai dire, il y a plein de livre d’énigmes, d’intelligence, de trouble et de clarté, qui m’ont ainsi retenu... Par exemple les policiers. J’étais (je suis toujours) fou de Agatha Christie (vous savez, Hercule Poirot), de Conan Doyle, de Simenon.... Je passe sur tous les noms, parmi les derniers que j’aime : Patrick Raynal ou Didier Daeninckx.

Il y a aussi des auteurs qui proposent des énigmes d’un autres type, Voltaire est de ceux-là (son "Candide" se lit un peu comme un roman policier)... ou Lesage (son "Gil Blas" !)
Si je pousse un peu du côté de l’imaginaire, j’ai été à l’école de la science fiction. Evidemment Jules Verne ! Mais aussi Barjavel (Ravage, ça vaut le détour) ou Stephen Wul (quelle histoire, celle de Niourk). Le cinéma nous a un peu habitués à la science fiction américaine (on connaît La guerre des étoiles, ou Dune) les Etats Unis nous ont donné de grands écrivains de science fiction, comme Asimov ou Ray Bradburry (Farenheit 451 ou les extraordinaires Chroniques martiennes)

Mais je m’aperçois que je glisse dans les listes... Cet amusement là peut ne pas avoir de fin... Et forcément, les livres qu’on a aimés et dont on ne parle pas sont beaucoup plus nombreux que ceux dont on a le temps de parler...


Quelques exemples de livres qu’il faut avoir lus
Ce qu’il faudrait, c’est dire "Voilà : voilà Le livre qu’il faut avoir lu." Ou encore : "Si vous n’avez que 10 livres à lire, les voici"... Il faudrait peut-être, mais c’est faux... Parce qu’au fond, c’est comme si on disait : si vous n’aviez qu’une seule personne à connaître au monde, voici qui c’est... Ou encore : les 10 personnes qu’ils faut absolument connaître, les voici : liste...
On voit bien que c’est absurde...
Cela dit...
Il y a bien des livres qui sont dans toutes les têtes, même dans celle des gens qui ne les ont pas lus... Quoi d’étonnant ? Combien de gens connaissent Ulysse, Ajax, Achille, Zeus sans avoir jamais, mais jamais lu celui qui, le premier, a mis par écrit leur histoire : Homère dans l’Iliade et l’Odyssée.
Combien de gens parlent de Don Quichotte, sans avoir lu Cervantès, ou de Dom Juan, sans avoir lu Molière, ou de Job, d’Eve, de Jérémie, de Goliath, de Salomon, sans avoir lu la Bible...
Oui, il y a sans doute des livres qu’il vaut mieux avoir lus si on veut savoir ce qui alimente notre imaginaire, nos mythes, nos croyances, nos inquiétudes et nos espoirs...
Les auteurs de tragédies de la Grèce antique, par exemple, ou notre Racine (une dizaine de pièces ont été écrites par Racine, si vous les lisez toutes, ça ne prend pas 20 à 30 heures... vous ne comprendrez pas tout... bien sûr).
Dante, par exemple, La divine comédie... A consommer avec modération, mais un de nos monuments.
Shakespeare, par exemple... tout le monde connaît Romeo et Juliette... Le lire, c’est les connaître mieux... Pour de vrai, je dirais...
Rabelais, par exemple, Gargantua, Pantagruel... A consommer sans modération et à lire, plutôt à voix haute : on dit que ça a été écrit pour ça.
Et tant d’autres... Mais il ne s’agit plus d’un plan de lecture pour les deux mois à venir... ça prend la vie entière, tout ça...

Pour lire, il faut se procurer des livres
A la différence des gens, les livres viennent rarement tout seuls à notre rencontre... Il faut aller les chercher. Dans les bibliothèques. Chez les amis. Chez les marchands de livres : bouquinistes et libraires...

Voici un grand plaisir : flâner à la recherche d’un titre. Marcher le nez dans les rayonnages (j’aimais beaucoup, quant à moi, le marché au puces de Nice, qui était installé sur les quais du Paillon avant qu’on n’y construise le théâtre et le musée).

Voici un autre grand plaisir : rencontrer des amis, se parler de tout et de rien, de cinéma et de lectures, s’échanger des impressions, se disputer, se partager des livres, se les donner se les lire....

Voici un autre grand plaisir : découvrir un auteur... On flânait, on n’attendait personne, et puis, soudain, voici quelqu’un, une voix nouvelle, une voix inattendue, un voix qui peut à peu partage votre vie, nourrit votre regard et votre sensibilité...

Zut aux listes ! Il suffit d’un livre qu’on aime, d’un auteur pour qui on se passionne. D’un écrivain qu’on rencontre...
Ensuite, on passe aux suivants.

Nice, le 15 juin 2004

Raphaël Monticelli


Au point où j’en suis, je devrais faire une liste... de ceux dont je n’ai pas parlé et qui sont si importants : (Vercors : Le silence de la mer ; Rousseau : Les Confessions ; Châteaubriand : René, François Bon : Décor ciment ; Hemingway : Le vieil homme et la mer ; Walt Whitman : Feuilles d’herbe ; Alphonse Allais ; Cyrano de Bergerac : Voyage dans la lune ; Diderot : le Neveu de Rameau ; Daniel Defoë : Robinson Crusoë ; Martin Winckler : La Maladie de Sachs ; Du Bellay : Les Regrets ; Italo Cavino : Le baron perché ; Dino Buzzati : Le désert des Tartares ; Michel Ange : Sonnets ; Zola : Germinal ; Nerval : les Chimères ; Baudelaire : les fleurs du mal ; François Villon ; Charles d’Orléans ; Rilke, Lettres à un jeune poète ; Giono, Bernanos, Butor : La modification ; Tolstoï : Guerre et Paix ; Dostoïevski, les frères Karamazov ; Biély : Saint Pétersbourg ; Andersen, Lewis Caroll : Alice au pays des merveilles ; Claude Simon : La bataille de Pharsale ; Marguerite Yourcenar : Les mémoires d’Hadrien ; Marguerite Duras : Un barrage contre le pacifique ; Sand, Musset, Lamartine, Pétrone...

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