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En souvenir d’André

"Chevaliers des touches" - un blog pour écrivants

Un blog où l’on parle cuisine de l’écriture. Papiers, ciseaux, stylos, claviers. MW

Vous y trouverez : des textes de MW sur son métier d’écrivain, des propositions d’exercices d’écriture et les textes et commentaires des participants au blog.


Martin Winckler - P.O.L Editeur

Les ouvrages de Martin Winckler chez P.O.L : La Vacation, La Maladie de Sachs, Légendes, Plumes d’Ange, Les Trois Médecins, Histoires en l’air, Le Chœur des femmes, En souvenir d’André


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Edito >

Mise à jour
Une jeune femme peut choisir un DIU comme premier contraceptif !
par Dr Matteo Coen
Article du 19 janvier 2015

Malgré les moyens contraceptifs disponibles, les grossesses non désirées chez les jeunes femmes sont fréquentes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est positionnée en faveur de la prescription des DIU (dispositif intra-utérin ; « stérilet ») comme méthode contraceptive de premier choix chez la jeune femme, indépendamment de l’âge et de grossesses antérieures.

Malgré les moyens contraceptifs disponibles, les grossesses chez les adolescentes son fréquentes : aux Etats-Unis 34.3/1000 des femmes entre 15 et 19 ans tombent enceintes, et mènent leur grossesse à terme ; la proportion de grossesses non-désirées s’élève à 82%. Cette situation est une réalité partout (mis à part en Suisse et aux Pays-Bas).

Pour cela l’OMS a publié des recommandations sur l’utilisation du DIU comme méthode contraceptif de premier choix chez la jeune femme, indépendamment de l’âge et de grossesses antérieures.

En surfant sur cette vague, la Revue Médicale Suisse (Navarria I et al., Rev Med Suisse 2015 ;11:78-8) déclare –clair et net- que : « Le DIU doit faire partie de la liste des contraceptifs à proposer à toutes les femmes indépendamment de la parité ou de l’âge. Il a bien été démontré qu’une fois informées, un grand nombre de femmes souhaiteraient utiliser un DIU comme contraceptif, essentiellement pour son efficacité indépendante de l’observance, sa discrétion, son mécanisme d’action ou la possibilité de l’utiliser en cas de contre-indication aux pilules œstroprogestatives. »

Dans cet article plusieurs mythes sont aussi déconstruits, et deux surtout :

1. "L’utilisation d’un dispositif intra-utérin augmenterait le taux d’infections pelviennes." C’est FAUX.

Les infections (maladies sexuellement transmissibles ; MST) sont causés par des rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées, que vous ayez un DIU ou pas. Pour éviter les MST, il faut utiliser un préservatif (qui est un bon moyen pour prévenir les infections, mais qui n’est pas le meilleur pour prévenir des grossesses non désirées). Par ailleurs, des études auraient démontrés que le DIU contenant de la progestérone aurait un effet protecteur par rapport à la transmission d’infection sexuellement transmissible en épaississant le mucus cervical.

2. "L’utilisation d’un dispositif intra-utérin pourrait conduire à des problèmes de fertilité." C’est FAUX.

De plus, il a été démontré que les femmes, après avoir enlevé le DIU, retrouvent – très vite - une fécondité tout à fait normale.
Il faut aussi rappeler qu’une étude publiée par le New England Journal of Medicine en 2012 (Winner B, et al. New Engl J Med 2012 ; 366 : 1998-2007) a démontré que l’utilisation d’un DIU est associé à un taux d’échec de contraception (= grossesse non désirée) vingt fois inferieur à celui d’une contraception orale (pilule), d’un patch ou d’un anneau. De plus, le risque d’échec de la pilule, du patch est de l’anneau est deux fois plus élevé chez les femmes de moins de 21 ans ; tandis qu’il n’y a aucune différence d’efficacité chez celles qui utilisent un DIU.

Dans cette article de la Revue Médicale Suisse, on lit aussi que : « le choix de la méthode contraceptive appartient à la femme, légalement majeure ou non, pour autant qu’elle ait sa capacité de discernement, en fonction de ses besoins, de ses représentations et de ses moyens ». Et ça fait chaud au cœur de lire ça. Car je trouve que chaque médecin devrait se répéter cette phrase plusieurs fois par jours, comme un mantra.

Les médecins doivent informer, guider, accompagner… et surtout ils ne doivent pas imposer des choix ou juger… n’est-ce pas ?

Dr Matteo Coen

Pour d’autres informations concernant le DIU, lisez : « Tout ce que les femmes doivent savoir pour se faire poser un DIU ("stérilet") ».

Pour lire l’intégralité de l’article de la Revue Médicale Suisse, cliquer sur l’icône ci-dessous.

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Revue Médicale Suisse : "Un nouveau regard sur la contraception des adolescentes"

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