logo Winckler’s Webzine
Le site personnel de Martin Winckler
logo

 Sommaire | Edito | In italiano | Courriers et contributions | Contraception et gynécologie | Radio et télévision | Lectures | Mes Bouquins | Les médecins, les patients, et tout ce qui s’ensuit... | WebTV | Être un(e) adulte autiste...
Recherche

Voir aussi :

A la Une
- Pour un annuaire national des praticien.ne.s français.es pratiquant des stérilisations conformément à la loi
- Les DIU ("stérilets") provoquent-ils des GEU (grossesses extra-utérines) ? Mise au point.
- Pilule, cancer, tabac et âge des utilisatrices - quels sont les risques, exactement ?
- Femmes, genre et santé (brouillon de la conférence)
- Tout ce que les femmes doivent savoir pour se faire poser un DIU (" stérilet ")
- Refus de contraception : un témoignage de conséquences graves
- Le refus de contraception est un acte criminel !
- Une jeune femme peut choisir un DIU comme premier contraceptif !
- Ma cataracte
- La légende du DIU et des anti-inflammatoires

Contraception et gynécologie >


Vous pouvez aller vous faire prescrire une contraception par une sage-femme
par Marc Zaffran (Martin Winckler)
Article du 6 janvier 2012

QUi peut prescrire une contraception ?
Beaucoup de femmes pensent que seuls les médecins sont habilités à le faire. Certaines pensent, en outre, que seuls les gynécologues en sont capables.
Dans un cas comme dans l’autre, c’est une erreur.
En France, même s’ils ne sont pas tous bien formés pour le faire, n’importe quel médecin peut prescrire une contraception, et la prescrire bien, à condition de lire les bonnes sources (ce site ou mes bouquins, en particulier). Mais depuis quelques années, les sages-femmes ont elles aussi le vent en poupe.

Longtemps cantonnées à la prescription de pilules pendant les trois mois qui suivent l’accouchement (ce qui était ridicule, compte tenu du fait qu’elles font des gestes bien plus complexes que la pose d’un DIU ou d’un implant), les sages-femmes sont désormais habilitées par la réglementation à prescrire n’importe quelle méthode de contraception à toute femme en bonne santé. Cette mesure de simple bon sens et de justice rejoint les pratiques d’autres pays européens. En Angleterre par exemple, le conseil et la prescription contraceptives sont assurées par des infirmières spécialisées. Car la contraception, si elle demande beaucoup d’attention et d’écoute, n’est pas une pratique complexe qui nécessite un diplôme de médecin. D’ailleurs, ce n’est pas le diplôme qui fait le bon prescripteur de contraception, mais la patience et l’expérience.

Désormais, toute personne qui désire une contraception peut donc, si elle le désire, aller consulter une sage-femme. C’est une avancée importante, car cela avalise la compétence et le professionnalisme d’une profession mésestimée ; cela augmente les possibilités pour les femmes de trouver un(e) professionnel(le) à l’écoute de leurs demandes et de leurs questions, et toute pratique partagée est une pratique qui s’enrichit : les sages-femmes ont avec les patientes une relation différente des médecins généralistes et des spécialistes. Leur apport à la prescription de contraception et au relevé des remarques et mentions d’effets secondaires par les femmes ne peut être que bénéfique à toutes et à tous.

Bienvenue, Mesdames.

Il n’y a plus qu’à souhaiter que les généralistes les gynécologues (-obstétriciens ou non) et autres praticiens prescripteurs attentifs de contraception s’allient avec les sages-femmes pour former un réseau de praticien(ne)s que les femmes puissent consulter sans difficulté.

Il serait très utile de constituer, région par région, un annuaire des professionnels ouverts à la prescription des DIU chez les femmes de tous âges (nullipares ou non), et qui n’ont peur ni de l’implant (pose ou retrait), ni de la pilule en continu, ni des coupes menstruelles, ni de la ligature de trompe (autorisée pour toute personne majeure de 18 ans mais encore souvent présentée comme "interdite" ou "dangereuse" par beaucoup de praticien(ne)s), etc.

A mon humble avis, un tel annuaire serait un immense progrès pour l’ensemble de la population française. Les outils existent. Dans chaque département, une petite équipe pourrait le faire (il suffit d’envoyer un questionnaire bien conçu par courriel ou d’appeler les praticiens du département) ; une enquête publique pourrait être faite pour compléter (si toutes les femmes donnaient le nom du bon médecin qu’elles consultent, ça aiderait beaucoup)... Ensuite, il suffirait de compiler les données de chaque département sur un même site internet (celui de l ’ANCIC ou de l’Association française pour la contraception... Ou celui d’une association de consommateurs (qui pourrait contribuer à la collection des données)...

La liberté n’est pas très loin.

Marc Zaffran/Martin Winckler


IMPRIMER
Imprimer


RSS - Plan du site  - Site conçu avec SPIP  - Espace Privé